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Cuba dénonce la prétention américaine à la juridiction universelle

par Reynaldo Henquen
Estados Unidos juez del mundo

Le gouvernement des États-Unis viole de manière flagrante le principe d’égalité souveraine en revendiquant une juridiction universelle pour juger les ressortissants d’autres États.

Cette revendication a été dénoncée hier par Yusnier Romero, directeur du droit international au ministère cubain des Affaires étrangères, lors de son passage à l’émission Mesa Redonda. Il a qualifié d’« injuste » l’accusation portée par Washington contre le leader de la Révolution, Raúl Castro.

Le diplomate a averti qu’« il est devenu courant pour les États-Unis de s’arroger le pouvoir de juger tout ce qui se passe dans le monde », une pratique qu’il a qualifiée d’extension « quasi universelle et quasi irresponsable » de leur juridiction.

L’expert a répondu catégoriquement à la question de savoir s’il existe un débat juridique légitime sur cette affaire : « Il ne s’agit pas d’une question juridique. Si tel était le cas, nous ne serions certainement pas réunis ici pour en discuter. »

« La République de Cuba et le gouvernement cubain sont pleinement justifiés d’exercer leur droit souverain, exclusif et absolu de défendre le peuple cubain », a souligné le diplomate.

De son côté, Jorge Legañoa, président de l’agence de presse Prensa Latina, a fourni des preuves documentaires qui déconstruisent le discours américain.

Il a expliqué que le groupe « Frères au secours » agissait comme bras armé terroriste de la mafia anticubaine de Miami et avait mené 25 incursions avant le 24 février 1996, survolant La Havane, Vedado et la Vieille Havane pour diffuser de la propagande contre-révolutionnaire.

Legañoa a posé une question cruciale : que ferait le gouvernement américain si un avion étranger survolait New York ou Washington ? « Il l’abattrait », a-t-il répondu, mettant ainsi en lumière le double discours de ceux qui condamnent aujourd’hui Cuba pour avoir exercé son droit légitime à la légitime défense.

Concernant la procédure judiciaire en cours, il a averti qu’elle manquait de légitimité et s’inscrivait dans une stratégie de guerre psychologique visant un public n’ayant pas vécu les événements de 1996.

Enfin, il a replacé l’offensive dans son contexte historique : le 20 mai marque le début de l’ère néocoloniale à Cuba, une date que la droite anticubaine instrumentalise pour attiser les tensions.

« Il existe déjà une tradition d’utilisation de cette date pour préparer le terrain à la confrontation », a averti Legañoa.

De même, le vice-ministre des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío, a qualifié ces actes de « provocations » visant à « créer des prétextes et à se rapprocher de la menace d’une agression militaire ».

Il a averti qu’en parallèle, « une guerre concrète, généralisée et dévastatrice est menée contre le peuple cubain », qui, depuis des décennies, impose d’immenses contraintes à l’économie nationale.

Il a déclaré que le gouvernement des États-Unis prenait le peuple cubain en otage, « de manière froide et calculée, cherchant à obtenir des avantages politiques et à soumettre un pays qui s’est tant battu pour défendre sa souveraineté ».

Il a également dénoncé la campagne médiatique parallèle, « intense et largement financée, visant à déformer la réalité » et à inciter la population à blâmer les autorités. (Source : Prensa Latina)

 

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