Miguel Díaz-Canel Bermúdez, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba (PCC) et président de la République, participe à la troisième session extraordinaire de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire (Parlement), dans le cadre de sa 10e législature.
Le général d’armée Raúl Castro Ruz, figure emblématique de la Révolution cubaine, participe à cette importante séance par visioconférence, a annoncé Esteban Lázo Hernández, président du Parlement, lors de l’ouverture de la session au Centre des congrès de La Havane.
L’Assemblée nationale du pouvoir populaire débattra des récentes « Propositions de transformations économiques et sociales » présentées au pays.
Le Premier ministre et membre du Bureau politique, Manuel Marrero Cruz, explique aux députés que, compte tenu du contexte historique actuel, il est essentiel de promouvoir des changements profonds grâce à la mobilisation des efforts et des ressources nationales.
Les mesures comprennent la reconfiguration de la structure des entreprises, une plus grande ouverture aux capitaux privés et l’intégration des mécanismes de marché comme outils pour une allocation plus efficace des ressources.
Parallèlement, il a été souligné que ces transformations ne signifient pas un abandon de la responsabilité sociale de l’État.
Le Premier ministre a affirmé que les transformations économiques et sociales présentées visent à restructurer le système de production, à accorder une plus grande autonomie aux entreprises et aux municipalités, à ouvrir des perspectives aux capitaux privés et étrangers et à moderniser la gestion de l’État sans renoncer au modèle socialiste.
Les principaux piliers de ces transformations ont été définis comme suit :
Autonomie des entreprises : Les entreprises publiques bénéficient d’une plus grande indépendance pour prendre des décisions, accroître leur productivité et gérer leurs ressources avec moins d’obstacles bureaucratiques.
Ouverture aux capitaux privés : Les opportunités sont élargies pour les acteurs économiques non étatiques, notamment les Cubains résidant à l’étranger et disposant de capacités d’investissement.
Investissements étrangers : La participation des capitaux étrangers est encouragée dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie, le tourisme et le commerce extérieur.
Réforme agricole : L’objectif est de revitaliser la production alimentaire en accordant une plus grande flexibilité aux producteurs et aux municipalités dans la gestion des projets locaux.
Transformation bancaire : Le plan vise à moderniser le système financier afin de faciliter les opérations, l’accès au crédit et la participation de divers acteurs économiques.
Gestion territoriale : Les municipalités acquièrent l’autonomie nécessaire pour attirer les investissements, coordonner les exportations et promouvoir leurs propres projets productifs.
Subventions ciblées : Le poids des subventions générales aux produits est réduit et l’aide directe aux personnes et aux familles vulnérables est priorisée.
Mécanismes de marché : Le rôle du marché dans la formation des prix et l’allocation efficace des ressources est reconnu, sous réserve d’une régulation étatique.
Les objectifs stratégiques visent à préserver la Révolution et ses acquis sociaux comme fondement historique et politique, tout en cherchant simultanément à revitaliser l’économie nationale face aux crises énergétique et alimentaire. La priorité est de moderniser le système des entreprises, de réduire la bureaucratie et d’assurer une plus grande efficacité, tout en renforçant la protection sociale afin de garantir l’équité dans tous les secteurs. En outre, le plan vise à consolider la souveraineté énergétique et numérique comme piliers de l’indépendance et du développement durable. Dans ce contexte, il est essentiel de transformer le système de planification pour l’adapter aux défis contemporains et garantir une gestion plus dynamique, transparente et participative.
Manuel Marrero Cruz, Premier ministre et membre du Bureau politique, a déclaré à l’Assemblée nationale que les transformations annoncées pour les municipalités et l’agriculture à Cuba visent à décentraliser la gestion et à dynamiser la production alimentaire, afin d’accorder aux territoires une plus grande autonomie et une meilleure efficacité. La terre continuera d’appartenir à tout le peuple ; seule sa gestion évoluera.
Transformations pour les municipalités
Autonomie territoriale : Les collectivités locales se voient attribuer un pouvoir de décision accru pour attirer les investissements, gérer les projets productifs et coordonner les exportations.
Gestion des ressources : Elles sont autorisées à gérer directement une partie de leurs recettes et à les affecter aux priorités locales.
Initiatives locales : La création de projets communautaires et coopératifs générateurs d’emplois et de production est encouragée.
Participation citoyenne : L’objectif est d’associer la population à la prise de décision concernant le développement économique et social.
Transformations pour l’agriculture
Flexibilité productive : Les producteurs bénéficient d’une plus grande liberté quant aux cultures à pratiquer et à la commercialisation de leurs produits.
Incitations pour les producteurs : L’accès au crédit, aux intrants et aux infrastructures de modernisation de la production est favorisé.
Marchés locaux : La vente directe dans les municipalités est renforcée, réduisant ainsi le nombre d’intermédiaires et les lourdeurs administratives.
Investissements privés et étrangers : Un espace est ouvert aux capitaux privés et étrangers dans les projets agricoles stratégiques.
Souveraineté alimentaire : L’objectif principal est de garantir l’approvisionnement national et de réduire la dépendance aux importations.
Ces transformations visent à faire des municipalités des moteurs de développement local et à dynamiser l’agriculture, grâce au soutien de l’État et à une plus grande ouverture aux mécanismes du marché.
Source : Radio Rebelde.
