Le Conseil de sécurité de l’ONU a réduit les fonctions de la Mission de vérification de l’accord de paix en Colombie pour l’année suivante, à la demande du gouvernement d’Abelardo de la Espriella.
Le ministre colombien des Affaires étrangères, Omar Bula, a demandé d’exclure de la compétence de l’équipe des Nations unies le suivi des progrès de la réforme rurale intégrale, l’un des principaux points des accords de paix de 2016. Omar Bula a affirmé que cette question concernait de manière inhérente l’État colombien.
La mission de vérification se limitera donc à assurer la sécurité des 11 mille ex-combattants qui restent à l’écart des armes et leur réintégration dans la vie civile.
Le leader de l’opposition au Sénat, Ivan Cepeda, a récemment averti que les politiques adoptées par le président Abelardo de la Espriella vont à l’encontre des droits des paysans.
Il a affirmé que le gouvernement actuel, par l’intermédiaire de son ministre de l’Agriculture, Indalecio Dangond, mène une « contre-réforme agraire » visant à paralyser la restitution des terres aux paysans et, au lieu de cela, accélérer la restitution des terrains confisqués aux réseaux narco-paramilitaires.
De même, il a alerté sur la nomination de 14 fonctionnaires à des postes clés dans le secteur agricole qui auraient eu des relations professionnelles, corporatives ou d’affaires avec le cabinet privé De La Espriella Lawyers et avec le ministre Dangond lui-même. (Source: Prensa Latina)
