Injustices

par Reynaldo Henquen

Noël est passé, et pour des millions d’êtres humains, l’idée d’une « nuit de silence » est redevenue un rêve illusoire, car leurs efforts sont concentrés sur la lutte pour échapper à une mort atroce dans les nombreux conflits qui ravagent le monde, certains alimentés par les simples caprices des plus puissants.

Ce fut une journée de plus marquée par les injustices, le mal et la haine, et je ne citerai que deux exemples, tant ils sont nombreux qu’un livre ne suffirait pas à tous les énumérer.

Dans la bande de Gaza, où les bombardements israéliens, menés avec des bombes et des avions américains, ont tué plus de 70 000 personnes dans le silence brutal du reste du monde, la mort est une constante quotidienne, car le génocide se poursuit.

Si, au début, il s’agissait d’éclats d’obus et de balles, puis sont venus s’ajouter la faim et le manque de soins médicaux de base, et aujourd’hui, c’est le froid qui tue les enfants, les personnes âgées et les plus vulnérables.

Dans un froid glacial, des parents tentent de consolider des abris de fortune, faits de bric et de broc : morceaux de bois, vieux tissus, plastique usagé, et même un matelas improvisé pour que les enfants puissent dormir. Quand il pleut, tout s’effondre souvent sur eux.

Le ministère de la Santé de Gaza a signalé que des dizaines de personnes, dont un nouveau-né, sont mortes ces derniers jours d’hypothermie ou après l’effondrement de leurs maisons, déjà fragilisées par la guerre et incapables de résister aux pluies saisonnières.

Les secouristes mettent en garde la population contre le risque de se réfugier dans les bâtiments endommagés par les bombes, mais il n’y a nulle part où aller, et personne ne leur apporte l’aide nécessaire.

Un autre événement, aux aspects véritablement macabres, fut le bombardement, le jour de Noël, par les États-Unis, de camps présumés de l’État islamique au Nigeria, sous prétexte de tuer des « chrétiens innocents » dans la région.

Dans un geste horrifiant qui révèle sa véritable nature morale, Donald Trump a relayé l’incident et souhaité « un joyeux Noël aux terroristes morts », un acte scandaleux, indigne d’un être humain normal, et a fortiori du dirigeant de la nation censée être la plus développée de la planète.

Pire encore, après l’attaque, des habitants ont déclaré n’avoir jamais eu de problèmes avec ce groupe extrémiste depuis des années, ce qui met à nu le mensonge de Trump visant à justifier un acte injustifiable.

Ni les Palestiniens mourant d’hypothermie à Gaza, ni les villageois du Nigeria, ne représentent une menace pour la sécurité des États-Unis, dont le président semble prendre plaisir à assassiner des innocents.

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