Accueil TousSolidarité avec CubaUn homme politique espagnol dénonce les propos de Trump sur Cuba

Un homme politique espagnol dénonce les propos de Trump sur Cuba

par Reynaldo Henquen

Madrid, 17 mars (RHC) – Josep Borrell, ancien haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a dénoncé aujourd’hui le langage « gangster » employé par le président américain Donald Trump à l’égard de Cuba.

Lors d’une réunion organisée par Madrid Foro Empresarial, l’ancien ministre et ancien haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères a déploré la rhétorique de « chef de gang » employée par Trump, suite à ses récentes déclarations sur la « prise de contrôle de Cuba » ou la « saisie » du Groenland « par tous les moyens ».

« Ce n’est pas le langage d’un président », a conclu M. Borrell, soulignant que Cuba « est un pays indépendant, souverain… actuellement, ils ne la bombardent pas, mais ils l’affament.»

Il a profité de l’occasion pour évoquer la situation au Venezuela et s’est interrogé sur la véritable volonté de la Maison Blanche de rétablir la liberté et la démocratie.

« Non, ce qui l’intéresse, c’est le contrôle de ce territoire, qui possède les plus importantes réserves de pétrole au monde, supérieures à celles de l’Arabie saoudite (…) et il souhaite exercer un contrôle géopolitique sur cette partie des Caraïbes, ainsi que sur Cuba », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, il a longuement évoqué la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et la position de l’UE.

Il a ironiquement fait remarquer qu’il appréciait que Kaja Kallas, qui lui a succédé en tant que Haut Représentant de l’Union européenne, « ait enfin compris » que la guerre contre l’Iran n’est pas une guerre européenne.

Développant son propos, M. Borrell a souligné que l’Espagne est un pays « pro-européen et coopératif » et a saisi l’occasion pour exprimer son soutien à la position du gouvernement de Pedro Sánchez.

« La position espagnole est juste et M. Sánchez a fait un excellent travail depuis le début. Autrement dit, nous ne pouvons pas nous permettre cette guerre », a-t-il insisté.

Dans cette optique, il s’est félicité de la reconnaissance par Mme Kallas que la guerre contre l’Iran n’est pas « notre guerre ».

« Je suis content qu’il l’ait appris ; il n’en avait pas connaissance auparavant », a-t-il ajouté.

L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères a jugé très grave le conflit en Iran, qui affecte les approvisionnements en gaz et en pétrole, et a notamment évoqué le bombardement de l’île de Khark, susceptible d’entraîner une flambée des prix de l’énergie.

 

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