Le gouvernement de la Colombie examine aujourd’hui plusieurs mesures pour encourager la croissance des secteurs qui pourraient être impactés par la hausse des taux d’intérêt décrétée par la Banque centrale du pays.
Selon le système des médias publics, il s’agirait d’appliquer des allégements non fiscaux et d’encourager la production dans des domaines tels que le logement, l’agriculture et le secteur manufacturier, ainsi que pour la petite et moyenne industrie.
« Ce sont des mesures compensatoires qui atténuent l’effet de cette décision de la Banque de la République et qui, en général, vont pousser à augmenter les taux d’intérêt de placement du crédit productif », a souligné le ministre des Finances.
Il y a une semaine, le fonctionnaire a rejeté l’augmentation de 100 points de base du taux d’intérêt annoncé par le conseil d’administration de la Banque de la République qu’elle porterait atteinte à l’économie productive.
À cet égard, il a fait remarquer au Système des médias publics que lorsque les taux d’intérêt augmentent, les coûts des prêts hypothécaires et ceux de l’industrie manufacturière augmentent, et tous les secteurs qui cherchent à accroître leur production sont touchés.
« Ce coût plus élevé du taux de référence de la Banque de la République se répercute sur les prix à la consommation de toutes les familles qui veulent acheter un logement, ou acheter un produit manufacturé ou un produit agricole », a-t-il souligné.
Le ministre colombien des Finances a également souligné que l’investissement des secteurs productifs est découragé, ce qui provoque une contraction, ou ce que l’on appelle le refroidissement de l’économie.
De l’avis du président colombien, Gustavo Petro, la décision de la Banque de la République a des motivations politiques de fond et vise à faire pencher la balance électorale du côté de la droite. (Source : Prensa Latina)
