Accueil TousÉditorialAprès l’attaque contre le Venezuela, le monde est moins sûr.

Après l’attaque contre le Venezuela, le monde est moins sûr.

par Reynaldo Henquen

Suite à la démonstration de force spectaculaire approuvée par le président américain Donald Trump lors de l’attaque menée par ses forces contre un pays souverain comme le Venezuela, de nombreuses voix se sont élevées pour souligner l’illégalité de cet acte de guerre.

Si la réaction des agences de l’ONU face à cette agression a d’abord été tiède, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, a estimé qu’elle bafouait les principes du droit international relatifs à l’interdiction du recours à la force pour régler les différends.

En effet, un principe fondamental du droit international stipule que les États ne doivent pas utiliser la force pour régler les controverses et les revendications.

Ils ne peuvent pas non plus porter atteinte à la prérogative des peuples de décider de leur présent et de leur avenir, sans ingérence extérieure.

Le seul fondement juridique du recours à la force est le droit de légitime défense, prévu par la Charte des Nations Unies. Or, dans le cas présent, ce sont les États-Unis qui ont été attaqués, contrairement au Venezuela.

Par cette attaque, Washington a porté un coup dur à l’ordre multilatéral, déjà fragilisé ces dernières années, mettant en péril la paix mondiale et accentuant l’incertitude planétaire.

Pire encore, le président Trump a ordonné l’enlèvement d’un chef d’État, un acte qui crée un dangereux précédent.

De plus, par son discours, le magnat républicain tente de nous faire croire que son programme expansionniste est légitime.

Au contraire, l’humanité est partagée entre la consternation et la condamnation, car la superpuissance a créé un précédent dangereux dans les relations internationales.

Le Républicain et son équipe ont conduit les États-Unis à se comporter avec la même brutalité qu’Israël à Gaza, et ce, sans aucune sanction légale, contrairement à ce qu’ils méritent.

Ceux qui s’abstiennent de condamner l’attaque contre une nation souveraine sous prétexte d’avoir des opinions sur le gouvernement bolivarien contribuent également à renforcer la politique interventionniste des États-Unis.

En s’exprimant ainsi, ils cautionnent le mépris du droit international et de l’intégrité territoriale, principes fondamentaux d’une coexistence pacifique et civilisée.

De même, ils légitiment les actions des pays industrialisés du Nord visant à s’imposer aux pays du Sud, à en pervertir le cours et à piller leurs ressources naturelles.

Applaudir cet acte belliqueux des États-Unis confirme le comportement des puissants, soucieux de faire passer le message qu’ils peuvent agir en toute impunité.

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