Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yván Gil, a affirmé que la session du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui s’est tenue mardi à New York, a clairement démontré qu’aucun pays ne soutenait le recours à la force, ni même la menace de son utilisation, contre le Venezuela.
Il a dénoncé la position de Washington, la qualifiant de relevant d’une « logique coloniale », et a salué l’intervention de l’ambassadeur Samuel Moncada.
À l’issue de la réunion, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué diffusé via Telegram que le Venezuela avait remporté une « grande victoire diplomatique », ajoutant :
« Le débat a démontré qu’aucun pays au monde, pas même les alliés historiques des États-Unis, n’approuve les actions militaires ou les menaces qui contreviennent à la Charte des Nations Unies sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue. »
Le responsable vénézuélien a maintenu qu’il était évident que la menace ou le recours à la force contre son pays violait la zone de paix déclarée en Amérique latine et dans les Caraïbes, et a affirmé que cette position découlait d’une « logique coloniale imposée par Washington dans le cadre de la doctrine Monroe », une doctrine historique que Caracas accuse de justifier les interventions dans la région.
Gil a également souligné que le débat avait condamné ce qu’il a qualifié de « piraterie en haute mer », en référence aux actions visant à s’emparer des ressources pétrolières que le gouvernement affirme appartenir « irrévocablement au peuple vénézuélien ».
Enfin, le ministre des Affaires étrangères a mis en avant l’intervention du représentant de Caracas auprès de l’ONU, Samuel Moncada, la qualifiant de brillante.
Il a affirmé que le diplomate vénézuélien avait « dénoncé les mensonges du gouvernement américain » et avait fermement défendu la position de Caracas devant l’organisation.
Source : RT
