L’ancien président de la Bolivie, Luis Arce, a dénoncé lundi la violation de ses droits et la « torture psychologique », dans une lettre manuscrite envoyée depuis la prison de San Pedro, qu’il signe comme « prisonnier politique du gouvernement de Rodrigo Paz ».
Arce est maintenu en détention préventive depuis décembre 2025 pour corruption présumée alors qu’il était ministre de l’Économie (2006-2017 et 2019) dans le dossier intitulé Fonds indigène.
L’ancien président bolivien a en outre dénoncé le fait qu’il a été privé de liberté sans un mandat d’arrêt légal et donc un « enlèvement au-delà de la loi ».
Dans sa lettre, Luis Arce a appelé les organismes nationaux et internationaux des droits de l’homme ainsi que les autorités judiciaires à garantir le respect de la procédure régulière, la présomption d’innocence et l’indépendance des procureurs et des juges.
« Je n’ai pas volé, je n’ai pas tué, je n’ai pas menti au peuple bolivien », a assuré l’ancien président dans sa lettre.
À la fin du texte, Arce a qualifié le dossier pénal contre lui comme une « persécution politique, médiatique et institutionnelle ». (Source : Prensa Latina)
