L’ancien président équatorien Rafael Correa s’est exprimé en exclusivité sur RT au sujet de l’expulsion de tout le personnel cubain de l’ambassade à Quito.
L’ancien président Rafael Correa a qualifié les récentes actions menées par le président équatorien Daniel Noboa contre la mission diplomatique cubaine à Quito de « barbarie d’un homme de main ».
« Il s’agit simplement d’une tentative de s’attirer les faveurs de Donald Trump en essayant de détruire les relations avec Cuba », a-t-il déclaré jeudi lors d’une interview accordée à RT. Selon lui, la capitulation de Noboa face à la Maison Blanche est due au fait qu’il « n’est même pas né en Équateur ».
« Il veut devenir le porte-parole de Trump », a déclaré l’ancien président. « C’est un infiltré qui tente de détruire la Grande Patrie au nom du peuple équatorien. » « Je présente mes excuses au peuple cubain », a-t-il déclaré au sujet de Noboa.
« Il n’y a pas d’unité. » L’ancien président a critiqué le démantèlement des mécanismes de coordination régionale, tels que l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) et la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui n’existent plus que sur le papier.
« Tout cela a été fragilisé par des infiltrations et par la conjoncture actuelle en Amérique latine », a-t-il affirmé après avoir condamné l’inaction de la communauté internationale, qui, selon lui, a permis la poursuite d’actions sans précédent sous l’administration Noboa, comme l’intrusion dans le siège diplomatique mexicain à Quito il y a deux ans ou la récente « guerre commerciale » lancée contre la Colombie.
« Décision arbitraire et injustifiée » : Cuba réagit à l’expulsion du personnel de son ambassade en Équateur.
« Nous vivons une époque où la servilité et la soumission atteignent des niveaux sans précédent », a déclaré Correa. Selon lui, le fait de laisser passer des actes comme l’invasion de l’ambassade du Mexique en Équateur, impensables sous la dictature, donne carte blanche au président actuel pour aller encore plus loin.
« C’est un fils de riche habitué à faire ce qu’il veut, qui n’a pas été arrêté à temps… Nous vivons dans une narco-dictature, l’État de droit n’existe plus », a-t-il affirmé.
Enfin, il a dénoncé la persécution de la presse indépendante qui enquête sur la corruption, ainsi que l’assassinat de militants qui s’opposent au gouvernement Noboa et la mainmise des médias sur les médias. « L’Équateur étant un pays marginalisé, personne ne nous écoute », a-t-il déploré.
L’Équateur a déclaré l’ambassadeur de Cuba, Basilio Antonio Gutiérrez García, persona non grata, ainsi que tous les membres du personnel diplomatique, consulaire et administratif de la mission cubaine à Quito. La décision, émise par le ministère des Affaires étrangères cubain, donne à Gutiérrez et aux autres responsables cubains de quitter le territoire équatorien sous 48 heures.
Cuba a rejeté la décision de l’Équateur de déclarer son ambassadeur à Quito, Basilio Antonio Gutiérrez García, persona non grata, ainsi que tous les membres du personnel diplomatique, consulaire et administratif de la mission à La Havane, la qualifiant d’« arbitraire et injustifiée ».
SOURCE RT ESPAGNOL
