Cuba n’est ni un pays producteur, ni un pays de transit, ni un pays de destination pour les stupéfiants ; par conséquent, la présence de ces substances demeure limitée sur son territoire.
Dans le cadre de sa politique de tolérance zéro, le pays a œuvré activement en 2025 pour prévenir toute augmentation de la présence de drogues dans un contexte international particulièrement complexe.
Le colonel Juan Carlos Poey Guerra, chef de l’unité spécialisée de lutte contre l’usage de substances illicites au sein du ministère de l’Intérieur, a déclaré que Cuba avait dû se préparer à ce phénomène international complexe qu’est la consommation de drogues illicites, à l’augmentation de leur consommation et de leur trafic, ainsi qu’à leur diversification.
Il a affirmé que le pays dispose des capacités techniques nécessaires pour détecter la présence de composés chimiques nouveaux, extrêmement dangereux et mortels à ses frontières, des composés de plus en plus difficiles à détecter en raison de leur capacité à se dissimuler.
Entre 2024 et 2025, 72 opérations aériennes en provenance de 11 pays différents ont été interceptées, a déclaré Poey Guerra, précisant toutefois que la majorité de ces vols provenaient des États-Unis.
De son côté, le colonel Ivey David Carvallo Pérez, chef d’état-major de la Direction des troupes de la Garde-frontière du ministère de l’Intérieur, a affirmé que le pays « se situe sur la route reliant les producteurs du sud aux principaux consommateurs du nord, ce qui explique pourquoi la lutte contre le trafic de drogue est l’une des missions fondamentales de cette force », a-t-il souligné.
Il a également indiqué qu’en 2025, 14 vedettes rapides transportant 39 personnes ont été interceptées, ce qui représente une avancée significative dans la lutte contre la prolifération de ce fléau dans la région et aux États-Unis. Il a ajouté que la Garde-frontière maintient une communication et un échange d’informations réguliers avec les garde-côtes américains.
La prévention et la confrontation sont les deux axes fondamentaux de la lutte contre la drogue. À cette fin, Cuba dispose d’une Commission nationale de lutte contre la drogue et, depuis l’année dernière, d’un Observatoire national chargé de traiter ces questions, avec la participation de divers organismes qui mènent des actions conjointes, notamment en matière de prévention et de surveillance.
Inculquer le rejet de la drogue au sein de la population, en particulier chez les jeunes, et sensibiliser les familles et la communauté aux dangers encourus est un moyen efficace de combattre ce fléau.
Les ministères de l’Intérieur, de la Justice, de l’Éducation et de la Santé publique, en collaboration avec des organisations politiques et de masse, organisent des discussions et des réunions dans les quartiers et les écoles, conformément aux méthodes de travail de la Commission.
La préservation de la santé et de la vie restera toujours le principe directeur de la lutte contre la drogue à Cuba.
Source : ACN
