Accueil TousNationalCuba dénonce à Genève le « blocus énergétique » en tant que violation des droits de l’homme

Cuba dénonce à Genève le « blocus énergétique » en tant que violation des droits de l’homme

par Reynaldo Henquen

Cuba participe à la deuxième Conférence internationale sur les mesures coercitives unilatérales (MCU), qui se tient à Genève les 9 et 10 avril, avec une délégation dirigée par la vice-ministre des Affaires étrangères, Anayansi Rodríguez Camejo.

L’événement, organisé par la Rapporteuse spéciale sur les droits de l’homme, Alena Douhan, a pour thème « Action humanitaire, réparation et responsabilité dans un environnement de sanctions unilatérales ».

La rencontre réunit des représentants de gouvernements, d’organismes internationaux et des experts en droit international.

L’ouverture de la Session de haut niveau de la Conférence a été marquée par un message spécial du président de la République de Cuba, Miguel Díaz-Canel Bermúdez. Dans ses mots, le président a dénoncé le renforcement du blocus économique, commercial et financier contre l’île, avec un accent particulier sur le blocus énergétique imposé le 29 janvier par ordre exécutif du président Donald Trump.

« En empêchant l’arrivée de carburant à Cuba, le gouvernement des États-Unis viole de manière flagrante, délibérée et injustifiée les droits humains d’un peuple tout entier, ainsi que la liberté du commerce de pays tiers ».

Pour sa part, la vice-ministre Anayansi Rodríguez Camejo est intervenue à la séance plénière de haut niveau de la Conférence, où elle a souligné que les mesures coercitives unilatérales ont un impact direct sur la vie quotidienne de la population cubaine, touchant des secteurs clés tels que la santé publique, le transport, la production et la durabilité du pays.

Elle a également souligné que ces pratiques sont contraires aux principes fondamentaux du droit international, y compris ceux consacrés par la Charte des Nations unies, tels que la souveraineté, la non-ingérence dans les affaires intérieures des États et l’autodétermination des peuples.

Une déclaration du Groupe des amis en défense de la Charte des Nations unies a été présentée lors de la séance plénière, qui condamne fermement toutes les mesures unilatérales et coercitives, et en particulier l’actuelle escalade, excessive et brutale, du blocus imposé à Cuba par les États-Unis. « Le Groupe défend le droit souverain de Cuba à construire son propre avenir, sans ingérence étrangère. »

Cuba a plaidé pour une réponse plus articulée au sein du système des Nations unies face à ces mesures, en promouvant des initiatives telles que la création d’un groupe de travail au sein du Conseil des droits de l’homme, des progrès vers un instrument international juridiquement contraignant et l’ouverture de nouveaux espaces de dialogue de haut niveau et d’universitaires sur le sujet.

Le message présidentiel constitue la base politique de l’intervention cubaine, en présentant le blocus comme une politique visant à exercer une pression économique sur le pays. Dans ce contexte, la délégation a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, à la coopération internationale et au droit des peuples de décider souverainement de leur destin.

La délégation cubaine est également composée de l’ambassadeur Rodolfo Benitez Verson, représentant permanent de Cuba auprès de l’Office des Nations unies à Genève, ainsi que de fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères et de la Mission permanente. Pendant son séjour, la vice-ministre tiendra des rencontres bilatérales avec des délégations étrangères, des représentants d’organismes internationaux, des membres de mouvements de solidarité et des Cubains résidant en Suisse.

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