Accueil EconomieCuba prend des mesures dans des secteurs économiques clés

Cuba prend des mesures dans des secteurs économiques clés

par Reynaldo Henquen
Destacan en Cuba acciones en sectores económicos de relevancia

Les secteurs cubains de l’électricité, de l’industrie et de l’eau font face aux pénuries de carburant grâce aux mesures et initiatives nécessaires, ont indiqué des responsables.

Lors de l’émission télévisée Mesa Redonda (Table ronde), des dirigeants ont discuté de ces questions d’importance vitale pour l’économie nationale. L’information a été relayée ce vendredi par le média en ligne Cubadebate.

Ils ont souligné que la situation actuelle du réseau électrique national est due à un contexte exceptionnellement complexe, marqué par l’intensification de l’embargo américain et son impact direct sur les approvisionnements en carburant.

C’est ce qu’a expliqué le premier vice-ministre de l’Énergie et des Mines, Argelio Jesús Abad Vigoa, lors de son intervention dans l’émission Mesa Redonda.

Le responsable a distingué deux phases distinctes : jusqu’à la fin de l’année dernière, Cuba pouvait s’approvisionner en carburant sur le marché international.

Le pays a cessé de recevoir du diesel, du fioul, de l’essence, du kérosène et du gaz de pétrole liquéfié, ce qui a un impact direct sur la production d’électricité. Actuellement, plus de 1 400 MW de capacité installée sont inutilisables faute de combustible.

Ce chiffre inclut la production décentralisée et les centrales de Mariel et de Moa, deux pôles industriels majeurs du pays.

La production est assurée exclusivement par le pétrole brut domestique dans les centrales thermoélectriques, le gaz naturel issu des puits de pétrole et les énergies renouvelables en journée.

Malgré cela, le déficit moyen atteint 1 400 MW en journée et entre 1 800 et 1 900 MW aux heures de pointe nocturnes, provoquant une instabilité du réseau et des coupures de courant prolongées.

Cette situation est aggravée par la sous-capitalisation du système, elle-même exacerbée par l’impossibilité d’accéder aux financements internationaux nécessaires à la maintenance et au développement des centrales thermiques.

Malgré ce contexte défavorable, le pays a réalisé des progrès significatifs dans le secteur de l’énergie en 2025 et depuis le début de 2026.

Concernant la production pétrolière, la tendance à la baisse des années précédentes s’est inversée. L’Union Cuba-Pétrole a atteint ses objectifs annuels en 2025, réalisant sa plus forte production équivalent pétrole des sept dernières années (cette tendance s’est poursuivie durant les premiers mois de 2026).

Parallèlement, 348 MW de capacité de production thermique ont été remis en service depuis le début de l’année, grâce aux travaux menés dans les centrales de Felton, Santa Cruz et Cienfuegos, ainsi qu’à la centrale thermoélectrique Antonio Guiteras. Les travaux de maintenance et d’investissement se poursuivent également sur les sites stratégiques du pays.

La promotion des énergies renouvelables constitue l’un des piliers de la stratégie énergétique.

Cuba réalise des progrès significatifs dans des secteurs économiques clés

Fin 2025, la construction de 52 parcs solaires photovoltaïques était achevée, contribuant à hauteur de plus de 1 000 MWc et portant la part de ces sources à près de 10 % du réseau électrique, contre 3 % en 2024.

Ce rapport exhaustif témoigne des efforts déployés par le gouvernement dans ce domaine, comme indiqué dans ses rapports, a-t-on souligné lors de la Table ronde.

Dans un contexte complexe marqué par des pénuries de carburant et d’énergie, l’industrie cubaine se réinvente, comme l’a confirmé le ministre de l’Industrie, Eloy Álvarez Martínez, lors de son intervention dans une émission télévisée.

Un autre sujet abordé lors de l’émission concernait l’approvisionnement en eau à Cuba, qui traverse une période particulièrement difficile, marquée par la crise énergétique et les limitations d’approvisionnement en carburant, qui affectent directement les capacités de pompage, de distribution et d’assainissement dans tout le pays.

À ce sujet, le président de l’Institut national des ressources hydrauliques, Antonio Rodríguez, a expliqué l’ampleur de ces perturbations et les stratégies mises en œuvre pour maintenir ce service essentiel dans des conditions difficiles.

Le principal obstacle réside dans la forte dépendance du système hydraulique à l’électricité. Le pays compte plus de 3 300 stations de pompage, mais la plupart dépendent du réseau électrique national.

Actuellement, 211 stations fonctionnent par gravité et 834 grâce à des panneaux solaires photovoltaïques, mais il s’agit principalement d’installations de petite capacité.

Parmi les solutions envisagées, le secteur hydraulique s’est engagé dans une transition énergétique, en privilégiant les énergies renouvelables et l’électrification des opérations, a-t-il déclaré.

En conclusion, il a souligné le caractère essentiel de ce service dans le contexte actuel, affirmant que si la vie est difficile sans énergie, elle est impossible sans eau.

Il a également insisté sur l’engagement de tous les acteurs de son secteur à fournir un service de qualité, au mieux de leurs capacités.

Principaux secteurs économiques à Cuba

Source : Prensa Latina

 

Laisser un Commentaire

* Les commentaires sont modérés. Radio Habana Cuba n'est pas responsable des opinions exprimées ici.


Aller au contenu principal