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« Cuba résiste et résistera à cette agression inhumaine. »

par Reynaldo Henquen

Se tenir aux côtés de Cuba aujourd’hui, c’est défendre la paix et le droit de tous les peuples, aussi petits soient-ils, au plein exercice de leur souveraineté, affirme l’UNEAC dans son appel aux intellectuels et créateurs du monde entier.

L’Union des écrivains et artistes de Cuba (UNEAC) a appelé tous les intellectuels et créateurs du monde entier à se mobiliser pour la défense de la cause cubaine.

« Comme l’écrivait Martí en 1895, à propos de notre devoir en Amérique : “Quiconque se lève aujourd’hui pour Cuba se lève pour toujours” », peut-on lire dans le texte, partagé ce lundi par l’influent quotidien mexicain La Jornada, auquel on peut s’abonner en écrivant à l’adresse électronique oficina.presidencia@uneac.co.cu avec pour objet : Cuba n’est pas une menace.

L’île « résiste et résistera à cette agression inhumaine, mais compte sur la solidarité active de tous les hommes et femmes honnêtes, humanistes et de bonne volonté du monde entier. » « Il s’agit d’empêcher un acte génocidaire et de sauver un peuple héroïque dont le seul « crime et la seule menace » a été de défendre sa souveraineté », indique le document.

« Cuba n’a jamais attaqué aucune nation. Cuba pratique la solidarité internationale, même sous un blocus extrême. Se tenir aux côtés de Cuba aujourd’hui, c’est défendre la paix et le droit de tous les peuples, aussi petits soient-ils, au plein exercice de leur souveraineté. »

L’appel explique que le pays a lutté pendant des siècles, d’abord pour obtenir son indépendance, puis pour la défendre avec acharnement. Une telle résistance contre l’empire le plus puissant et le plus prédateur de l’histoire de l’humanité a été rendue possible grâce aux immenses sacrifices de son peuple. La résistance consciente de ceux d’entre nous qui vivons dans l’archipel puise sa source dans des convictions et des raisons acquises depuis longtemps.

« José Martí, le grand poète et patriote, a défini notre noble destin en 1894 : « Les Antilles sont au cœur de l’Amérique, et si elles étaient asservies, elles ne seraient que de simples pontons dans la guerre d’une république impériale. »

« La plus grande richesse de Cuba réside dans son peuple. Nous ne possédons pas de réserves de pétrole ni d’autres ressources naturelles très convoitées, mais nous avons développé un capital humain capable de forger la résilience par la créativité et le savoir.

« Cuba ne soutient pas le terrorisme, bien que nous en ayons été victimes. Nous chérissons la paix, indissociable de notre indépendance. Nous nous sommes toujours efforcés de bâtir une société juste et équitable. Nous avons éradiqué l’analphabétisme et réduit la mortalité infantile et maternelle à des niveaux comparables à ceux des pays développés. Nous envoyons des médecins et des enseignants à d’autres nations, tandis que d’autres ne font que larguer des bombes. »

« Nous produisons des vaccins distribués gratuitement. Nous promouvons le sport comme un droit fondamental et nous sommes le pays hispanophone le plus médaillé de l’histoire des Jeux olympiques.

Nous disposons d’un système complet et gratuit d’écoles d’art, où danseurs, acteurs, peintres, cinéastes, musiciens – souvent issus de milieux modestes – ont été formés, donnant naissance à un mouvement artistique puissant et reconnu internationalement.

Depuis le triomphe révolutionnaire de 1959, nous aspirons à offrir à notre peuple le plus haut niveau culturel. Fidel nous a prouvé que l’illettrisme pouvait être éradiqué et que nous devions lutter contre le racisme et la discrimination sous toutes leurs formes, grâce à un cadre législatif et une vigilance constante. Nous avons progressé dans l’intégration et la défense des droits de nos femmes, qui sont aujourd’hui parlementaires, dirigeantes et professionnelles, à égalité avec les hommes. »

« « Nous avons approuvé un Code de la famille progressiste qui protège l’amour sous toutes ses formes.

Malgré le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis depuis 1962, qui n’a cessé de s’intensifier et qui a culminé dans l’étouffement exercé par le gouvernement américain actuel, nous ne renonçons pas à nos rêves de prospérité, de justice et de paix. »

« « La résistance nous coûte cher et impose chaque jour de grands sacrifices à notre peuple. Elle exige d’affronter avec stoïcisme la cruauté des mesures extraterritoriales du gouvernement américain.

« L’empire prétend que Cuba représente une menace pour sa sécurité nationale, ce qui est ridicule et invraisemblable. Il a décrété un blocus pétrolier, paralysant ainsi les hôpitaux, les écoles, les industries et les transports. On tente d’empêcher nos médecins de sauver des vies ; on cherche à paralyser notre système éducatif libre et universel, à nous plonger dans la famine, à nous priver des ressources nécessaires pour garantir l’accès à l’eau potable et à la préparation des repas ; bref, on entend anéantir lentement et cruellement un pays. »

SOURCE GRANMA

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