Dominicains et Cubains se rassembleront à Montecristi pour rendre hommage à deux figures historiques majeures, José Martí et Máximo Gómez, qui signaient, il y a 131 ans jour pour jour, le Manifeste de Montecristi.
Le Comité d’honneur du centenaire de la naissance de Fidel Castro organise une manifestation patriotique dans cette ville du nord-ouest, en collaboration avec la Campagne nationale de solidarité du peuple dominicain avec Cuba.
Selon les organisateurs, cet événement, qui réaffirmera le patriotisme, la solidarité et l’amitié entre les deux peuples, débutera par un rassemblement au Parc de l’Horloge, d’où partira un cortège en direction de la Maison-Musée Máximo Gómez.
Le 25 mars 1895, José Martí, héros national cubain, et le Dominicain Gómez signèrent à Montecristi le document historique qui définissait le programme politique de la guerre de 1895.
Ce jour-là, en apposant leurs signatures, Martí et Gómez scellèrent l’engagement du vétéran envers les plans de libération élaborés après la proclamation, en 1891, de la création du Parti révolutionnaire cubain (PRC).
Trois jours plus tard, le 28 mars, le document fut envoyé à Cuba à Gonzalo Sánchez de Quesada, afin qu’il soit remis et distribué aux patriotes qui attendaient les instructions.
Sánchez de Quesada avait participé à la fondation du PRC à Tampa et à Key West aux côtés de José Martí, qui l’avait nommé secrétaire de la délégation du parti.
Le choix de Montecristi, en République dominicaine, comme lieu de rédaction et de signature de ce document capital s’explique principalement par le fait qu’elle était la résidence du général Gómez et de sa famille.
La République dominicaine devint un lieu stratégique et le principal théâtre des efforts d’organisation précédant le début de ce que l’on appelle également la « Guerre nécessaire ».
Le Manifeste posa au monde les fondements organisationnels du conflit et, plus d’un siècle plus tard, demeure une référence essentielle pour l’unité de la Révolution cubaine.
« La guerre n’est rien d’autre que la démonstration solennelle de la volonté d’un pays amplement éprouvé par la guerre précédente… » est l’une des idées exprimées dans le texte.
À l’occasion du centenaire de sa signature, le leader historique de la Révolution, Fidel Castro, le qualifia de « l’un des plus grands héritages politiques que notre peuple ait reçus ». (Source : Prensa Latina)
