Par Roberto Morejón
Israël et les États-Unis, dont les gouvernements ont ordonné l’agression contre l’Iran, ne semblent pas disposés à mettre fin à un conflit alarmant par son ampleur, la puissance de feu des belligérants et son impact sur l’économie mondiale.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que l’offensive militaire contre la République islamique se poursuivra indéfiniment, jusqu’à ce que tous les objectifs soient atteints.
De telles prédictions suscitent une profonde inquiétude lorsqu’elles émanent du régime sioniste, celui-là même qui a semé la destruction à Gaza et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.
De leur côté, les États-Unis, qui prévoyaient auparavant une guerre courte, laissent désormais entendre qu’elle pourrait se prolonger et entraîner une augmentation des pertes parmi leurs troupes.
À Washington comme à Tel-Aviv, les tambours de la guerre résonnent, et Donald Trump se vante d’avoir coulé des navires iraniens.
Le monde assiste avec consternation aux bombardements de zones civiles en Iran par la première puissance militaire mondiale et son allié privilégié, notamment une école primaire, faisant près de 180 victimes.
Parallèlement, l’Iran bombarde des cibles militaires appartenant à Washington et à Israël, y compris des bases américaines au Moyen-Orient.
L’Iran exerce des pressions dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, empêchant le passage des pays qu’il considère comme alliés des gouvernements agresseurs.
À Téhéran, les autorités ont réaffirmé que le prix des hydrocarbures est lié à la sécurité régionale, d’où la possibilité d’une hausse du prix du baril de pétrole à 200 dollars, contre 90 dollars actuellement.
L’administration Trump semble avoir adopté une attitude erratique après avoir sous-estimé la capacité de riposte des Iraniens.
Le New York Times a déclaré que Trump et ses conseillers avaient commis une erreur d’appréciation en minimisant les risques d’un conflit direct avec l’Iran.
Ceux qui prévoyaient une guerre courte se sont trompés, surtout lorsque leur allié israélien a rouvert le front au Liban, où il a massacré 570 civils sous prétexte d’éliminer le Hezbollah.
Dans un tel contexte explosif, il est frappant de constater que Trump n’a aucun plan pour mettre fin au conflit et s’accroche à son concept de « succès total ».
À l’autre bout du monde, le président iranien Massoud Pezeshkian a mis en garde sur les réseaux sociaux contre ceux qui, selon lui, ignorent l’histoire de son pays.
L’homme d’État a affirmé que, face à une civilisation vieille d’au moins 6 000 ans, les agresseurs se sont succédé et ont toujours résisté.
