La présidente de la Révolution citoyenne (RC), Gabriela Rivadeneira, a dénoncé les obstacles à la participation du mouvement politique au prochain processus électoral. Elle a ainsi dénoncé une rupture de l’état démocratique de droit en Equateur.
Au cours d’une rencontre avec la presse internationale à Quito, la dirigeante du principal parti équatorien d’opposition a indiqué que la suspension temporaire de l’organisation obligerait des milliers de militants à se désaffilier pour pouvoir être candidats aux élections locales.
Selon ses estimations, environ 10 000 membres de la RC devront quitter formellement le mouvement pour se présenter aux élections de section, anticipées au 29 novembre 2026.
Elle a expliqué qu’il ne s’agit pas d’une dissolution interne, mais d’une exigence légale, puisque selon la législation électorale, les candidats ne peuvent appartenir à une organisation politique au moins 90 jours avant leur inscription.
Rivadeneira a expliqué que la suspension temporaire du mouvement était une décision du Tribunal Contentieux Électoral (TCE) adoptée de manière irrégulière au milieu d’une enquête pour financement présumé de campagne, ce qui a laissé la RC hors du registre politique pendant neuf mois.
En ce qui concerne cette mesure, elle a précisé qu’en tant qu’organisation, la Révolution citoyenne n’a pas été formellement informée d’une procédure judiciaire lui permettant d’exercer sa défense, bien qu’après plusieurs recours légaux, ils pourront bientôt présenter leurs arguments devant le tribunal.
À ce scénario s’ajoute la décision du Conseil national électoral (CNE) d’avancer les élections locales de près de trois mois, avec pour prétexte la possibilité de pluies intenses en février 2027. (Source : Prensa Latina)
