Le ministère argentin des Affaires étrangères a déclaré ce jeudi persona non grata le chargé d’affaires de l’ambassade d’Iran, Mohsen Soltani Tehrani, et lui a accordé 48 heures pour quitter le pays.
La mesure répondrait, selon le ministère argentin des Affaires étrangères, à un communiqué de Téhéran qui, selon Buenos Aires, « contient des accusations fausses, offensantes et inappropriées contre la République argentine et ses plus hautes autorités ». Ces déclarations constituent une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures de notre pays et une dénaturation délibérée des décisions prises conformément au droit international et à l’ordre juridique national », dit la proclamation.
Cela s’ajoute, a-t-on indiqué, au refus de l’Iran de « coopérer avec la justice argentine dans l’enquête sur l’attentat contre l’AMIA [Association Mutuelle Israélienne Argentine] », qui a eu lieu en 1994. En outre, la République islamique est accusée d’« inobservation répétée des mandats d’arrêt internationaux et de l’extradition des responsables ».
Les lettres de créances du diplomate avaient été acceptées en décembre 2021, pendant la présidence d’Alberto Fernández.
Il convient de rappeler que l’Argentine avait déclaré ce mardi la Garde révolutionnaire islamique d’Iran comme une « organisation terroriste », au motif de deux attaques présumées perpétrées par le Hezbollah contre la nation sud-américaine en 1992 et 1994.
Pour sa part, l’Iran a condamné « dans les termes les plus énergiques » la décision du pays sud-américain. Le texte qualifie la mesure d’« erreur stratégique » et d’« insulte impardonnable » au peuple iranien, et la lie à ce qu’il décrit comme un alignement du gouvernement de Javier Milei avec l’offensive militaire de Washington et du « régime sioniste ». (Source : RT)
