Bogotá, 21 mars (RHC) – Le Brésil maintient son opposition au blocus américain contre Cuba et sa solidarité avec le peuple cubain, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Mauro Vieira, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la CELAC.
S’exprimant hier à Bogotá lors de la réunion de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), le ministre a indiqué que son pays rejette les mesures coercitives, notamment les blocus unilatéraux émanant de l’extérieur de la région.
« Je réaffirme la position traditionnelle du Brésil, qui critique et condamne le blocus imposé à la République de Cuba, et je réitère notre plein soutien et notre solidarité avec le peuple cubain », a déclaré M. Vieira lors de ce forum, prélude au Sommet des chefs d’État et de gouvernement qui se tiendra ce samedi.
Dans son discours, le ministre brésilien des Affaires étrangères a également affirmé qu’il n’y a pas de place pour la création de protectorats dans notre région, insistant sur le respect de la souveraineté et du droit international.
Selon le chef de la diplomatie, l’Amérique latine et les Caraïbes traversent l’une des périodes les plus délicates de leur histoire, marquée par les risques d’ingérence extérieure et de réponses unilatérales aux défis mondiaux.
Il a souligné que des problèmes tels que les migrations, la criminalité transnationale et le changement climatique « exigent une approche commune, et non des solutions toutes faites », et a défendu la nécessité d’une « concertation des intérêts, et non d’une imposition de volontés ».
Il a également insisté sur le fait que cette zone géographique a appris à résoudre ses différends par la coopération et a affirmé que « le règlement négocié des conflits est ce qui permet de bâtir une paix solide et durable ».
Par ailleurs, il a mis en avant le rôle du Marché commun du Sud (Mercosur) et a affirmé qu’il est possible de « construire des institutions qui résistent à l’épreuve du temps et produisent des résultats concrets pour la population ».
M. Vieira a défendu la CELAC comme mécanisme de coopération et a rappelé que la région avait été créée comme zone de paix, tout en appelant à renforcer le rôle du bloc en tant qu’espace de coordination régionale.
À cet égard, il a averti que « divisés, nous sommes plus vulnérables » et a souligné que « ensemble, nous renforçons nos synergies » face à un contexte international de tensions croissantes.
Il a également mis en lumière l’importance des liens extrarégionaux et a noté que la communauté a démontré sa vocation universaliste par le dialogue avec d’autres acteurs, notamment l’Afrique, la Chine et l’Union européenne.
Sur le plan multilatéral, il a réaffirmé l’engagement envers les Nations Unies et a soutenu qu’il est temps pour la région de retrouver le poste de Secrétaire général de l’organisation, déclarant que « le moment est venu pour l’Amérique latine et les Caraïbes d’occuper à nouveau cette fonction ».
À cet égard, il a rappelé que le Brésil, le Mexique et le Chili ont annoncé le mois dernier la candidature de l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet à ce poste.
SOURCE PRENSA LATINA
