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Le Front large de la République dominicaine rejette les campagnes contre les médecins cubains

par Reynaldo Henquen

Saint-Domingue, 9 mars (RHC) – La secrétaire générale du Front large (FA) de la République dominicaine, María Teresa Cabrera, a qualifié aujourd’hui de regrettable et de condamnable le fait que des gouvernements latino-américains, sous la pression des États-Unis, entravent la poursuite des missions sanitaires menées par des médecins cubains.

Mme Cabrera a déclaré à Prensa Latina que seules les populations les plus démunies, qui ont vécu pendant des années sans accès aux soins de santé de base, peuvent pleinement apprécier l’impact de cette collaboration.

Selon elle, les brigades venues de l’île ont offert à de nombreuses communautés marginalisées la possibilité de recevoir des soins complets et personnalisés, fondés sur une conception sociale profonde de la médecine.

La dirigeante du FA a affirmé qu’il suffit d’observer la situation dans ces communautés pour comprendre l’importance de la présence des professionnels cubains.

Dans ce contexte, il a estimé que les campagnes de diffamation menées contre la collaboration médicale historique de cette nation caribéenne visent à délégitimer un modèle de coopération qui a bénéficié à des millions de personnes en Amérique latine et dans d’autres régions.

Cabrera a également critiqué ce qu’il a qualifié d’attitude servile de la part de certains gouvernements de la région, qui limitent ou empêchent la poursuite de ces missions, privant ainsi leurs populations de services de santé essentiels.

Il a également averti que, dans de nombreux pays d’Amérique latine, les systèmes de santé sont de plus en plus influencés par des politiques néolibérales qui favorisent la privatisation et la marchandisation des soins cliniques, rendant l’accès aux soins plus difficile pour les populations à faibles revenus.

Enfin, il a affirmé que les populations de la région ont le devoir de se faire entendre et d’exiger des autorités qu’elles défendent le droit à la santé et placent le bien-être de leurs citoyens au premier plan.

Face aux campagnes qui dénaturent l’action solidaire des médecins cubains, l’histoire de leur coopération internationale apporte des données concrètes qui témoignent de son impact sur la santé et le bien-être dans le monde.

L’aide hospitalière internationale de Cuba a débuté le 23 mai 1963, lorsque l’île a dépêché sa première brigade en Algérie pour soutenir le système de santé de ce pays nouvellement indépendant.

Depuis, plus de 600 000 professionnels de santé ont œuvré dans 165 pays, apportant leur aide aux communautés défavorisées, aux zones rurales et aux régions touchées par des catastrophes naturelles ou des épidémies.

L’une des étapes marquantes suivantes a été la création du Programme de santé global en 1998, suite aux ouragans Mitch et Georges en Amérique centrale.

Fondé sur les soins de santé primaires, ce modèle a permis d’accroître la présence des médecins cubains auprès des communautés vulnérables et a donné naissance à des initiatives telles que Barrio Adentro au Venezuela et l’Opération Miracle, visant à redonner la vue à des millions de personnes grâce à des interventions ophtalmologiques.

En 2005, le Contingent international Henry Reeve, spécialisé dans la réponse aux catastrophes et aux épidémies, a été créé. Leurs brigades ont participé à de nombreuses crises internationales, notamment à la lutte contre Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014, où Cuba a dépêché du personnel de santé pour venir en aide aux pays les plus touchés.

Des décennies plus tard, ces brigades ont également joué un rôle déterminant pendant la pandémie de COVID-19, avec près de 60 brigades déployées dans des dizaines de pays pour soutenir les systèmes de santé en cette période critique.

Ces résultats, reconnus par de nombreux gouvernements et organisations internationales, témoignent de l’ampleur du travail qui a marqué l’histoire de la solidarité mondiale en matière de santé.

Récemment, le gouvernement du président Nasry Asfura a annulé l’accord de coopération médicale avec Cuba, une décision qui a mis fin à la présence au Honduras de plus d’une centaine de médecins qui y travaillaient depuis deux ans.

La présence de ces professionnels découlait d’un accord signé par le précédent gouvernement de la présidente Xiomara Castro, dans le but de renforcer les soins de santé dans les communautés vulnérables.

De même, plus tôt cette année, le gouvernement guatémaltèque a annoncé le retrait progressif des médecins qui avaient travaillé pendant près de trente ans dans les communautés rurales et les régions reculées du pays, après leur arrivée suite à l’ouragan Mitch en 1998.

Par ailleurs, le 4 mars, le ministère jamaïcain des Affaires étrangères a informé l’ambassade de Cuba de sa décision unilatérale de mettre fin à l’accord de coopération sanitaire qui liait les deux pays depuis des décennies.

Avec cette mesure, le gouvernement jamaïcain s’est joint à d’autres pays de la région qui ont pris des mesures similaires, sous la pression du gouvernement américain contre la collaboration médicale avec Cuba.

SOURCE PRENSA LATINA

 

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