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Loi sur les mines et l’énergie contestée en Équateur

par Reynaldo Henquen
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Prise entre protection de l’environnement et extractivisme, l’Assemblée nationale équatorienne a finalement opté pour ce dernier, approuvant ces derniers jours la loi controversée sur les mines et l’énergie.

De nombreuses voix se sont élevées contre cette loi, présentée par le gouvernement comme une mesure économique urgente. Le parti Action démocratique nationale (ADN), dirigé par le président Daniel Noboa, est majoritaire à l’Assemblée.

Les écologistes, les peuples autochtones et d’autres acteurs estiment que cette législation affaiblit les contrôles environnementaux au profit des grandes compagnies minières, mettant ainsi en péril la biodiversité du pays.

Pour la CONAIE (Confédération nationale des nationalités indigènes d’Équateur), la loi renforce un modèle de dépendance à l’extraction minière qui creuse les inégalités et criminalise la défense du territoire, sans pour autant s’attaquer aux problèmes structurels du développement.

La CONAIE a dénoncé l’absence de consultation obligatoire des communautés, des peuples et des nationalités, une exigence constitutionnelle préalable à l’adoption de toute loi susceptible d’affecter leurs territoires ou leurs modes de vie.

L’extraction de roches pour la construction dans les îles Galápagos, mondialement connues et classées au patrimoine mondial naturel en 1978, est un point qui suscite une vive opposition.

Bien que le gouvernement affirme que la législation n’autorise pas cette activité à l’intérieur du parc national des Galápagos, mais seulement dans ses zones périphériques, des experts soulignent qu’un écosystème unique et protégé pourrait néanmoins être gravement endommagé.

L’extraction, expliquent-ils, entraînera la destruction du sol et de la végétation, et par conséquent, d’habitats pour des espèces endémiques et indigènes.

Ils avertissent également que l’eau est une autre ressource menacée, car l’exploitation minière peut affecter la qualité des eaux de surface et souterraines.

Plusieurs organisations ont déjà annoncé des actions contre cette législation, qu’elles jugent inconstitutionnelle et qui porte un coup fatal à la biodiversité en Équateur.

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