Accueil TousNationalL’unité latino-américaine doit être la réponse à cette escalade impérialiste.

L’unité latino-américaine doit être la réponse à cette escalade impérialiste.

par Reynaldo Henquen

Afin de renforcer davantage les liens d’amitié et de coopération entre le Parti communiste de Cuba (PCC) et Patria Grande d’Argentine, le Dr Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et secrétaire à l’organisation, a reçu Juan Grabois, dirigeant et fondateur de cette organisation politique argentine, au siège du Comité central.

Afin de renforcer davantage les liens d’amitié et de coopération entre le Parti communiste de Cuba (PCC) et Patria Grande d’Argentine, le Dr Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et secrétaire à l’organisation, a reçu Juan Grabois, dirigeant et fondateur de cette organisation politique argentine, au siège du Comité central.

Morales Ojeda s’est félicité de la visite du dirigeant politique à Cuba, en cette période complexe. Cette visite a clairement démontré son soutien à la Révolution et son rejet du blocus renforcé imposé par le gouvernement américain à l’île, ainsi que de son inscription arbitraire sur la liste des États soutenant le terrorisme. Il a notamment dénoncé les conséquences du décret présidentiel qui empêche l’acheminement de carburant vers le pays.

Cette première visite de Grabois à Cuba s’est déroulée à l’invitation du Parti communiste de Cuba (PCC). Il y a mené un programme de travail chargé, comprenant des rencontres avec les dirigeants du Comité central du Parti et de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire, ainsi que des visites dans diverses institutions importantes du pays.

Par la suite, le dirigeant politique argentin et député national a tenu une conférence de presse pour expliquer les raisons de sa présence sur l’île, dans le contexte de l’escalade impérialiste contre les peuples de notre Amérique.

« Ma présence ici est une réponse directe au décret présidentiel de Trump. » « Il s’agit d’une action politique menée par notre force, Patria Grande, mais aussi par de nombreux hommes et femmes issus des mouvements sociaux latino-américains, visant à répudier activement, en s’engageant physiquement, un crime contre le droit international public et le droit humanitaire », a-t-il déclaré.

Il a qualifié cette mesure d’« acte criminel » s’inscrivant dans une offensive contre tous les peuples d’Amérique latine. Il a souligné que Cuba souffre particulièrement d’un « blocus intolérable », qui constitue « un affront au droit international car il s’agit d’une punition collective, définie comme un crime contre l’humanité par la Convention de Genève ».

À cet égard, il a fermement déconstruit la justification américaine : « Il est absurde et cela ne résiste pas à la moindre analyse que Cuba représente une menace pour la sécurité nationale de la première puissance militaire mondiale. Rien ne prouve qu’il puisse exister la moindre faille juridique. Il s’agit simplement d’un artifice juridique pour appliquer une législation particulière. »

Grabois a souligné le caractère inédit du blocus et ses conséquences : « Il s’agit essentiellement d’une tentative de créer une situation de famine et de crise alimentaire, que le peuple cubain, grâce à la solidarité des autres nations latino-américaines, saura surmonter et dont il sortira plus fort. »

Il a défini sa présence comme un acte de « réaffirmation de la souveraineté des peuples, de la nécessité de l’unité latino-américaine et de rejet actif de cette offensive néocoloniale ».

Le parlementaire a adressé un message aux mouvements populaires de la région : « Ne vous laissez pas intimider. Défendre la souveraineté et le respect de l’autodétermination du peuple cubain a un coût politique, mais ceux qui refusent d’en payer le prix ne pourront jamais rien changer. » Il a déploré que de nombreux dirigeants, intellectuels et artistes soient actuellement « intimidés par des attaques sur les réseaux sociaux » et les a exhortés à briser « le terrorisme psychologique de l’extrême droite ».

Interrogé sur le rôle du président argentin Javier Milei, Grabois a été catégorique : « Milei n’est pas un allié de Trump, il est son administrateur colonial en Argentine. Il vend ses services en échange du piétinement de la dignité de notre pays.» Il a ajouté que Milei a même rompu avec la tradition diplomatique de voter contre le blocus aux Nations Unies, une pratique que la plupart des pays du monde, malgré leurs divergences, respectent.

Évoquant les relations avec le Parti communiste cubain, il a déclaré qu’à son retour au pays, il étudierait un projet d’accord de coopération, en tenant compte des identités distinctes qui enrichissent ce lien. « Nous partageons une perspective humaniste et péroniste, et nous convergeons sur plusieurs points, notamment la place centrale accordée à l’être humain et l’autodétermination des peuples. »

Il a rappelé que le général Perón, en exil, avait contribué à la levée du blocus dans les années 1970, un geste qui mérite une plus grande reconnaissance, tout comme le respect du pape François pour Fidel Castro. « C’est très important : des identités à la fois distinctes et convergentes peuvent nous enrichir mutuellement », a-t-il affirmé.

SOURCE GRANMA

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