Le vice-président du Conseil de sécurité et ancien président de la Russie, Dimitri Medvedev, a diffusé mercredi sa propre analyse de la situation après l’annonce du cessez-le-feu convenu par les Etats-Unis et l’Iran.
« Le conflit entre les États-Unis et l’Iran est en pause. Comme on pouvait s’y attendre, les deux parties ont déclaré victoire. Qui a gagné ? Avant tout, le bon sens, dans lequel la foi a été gravement mise à mal par les affirmations de la Maison-Blanche selon lesquelles elle détruirait la civilisation iranienne en une seule journée », a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux.
« Dans le même temps, le simple fait que Trump ait accepté de discuter du plan en 10 points est un succès pour les Iraniens. La question est de savoir si Washington sera d’accord avec ce plan : il y parle de compensation pour les dommages causés à l’Iran, de poursuite du programme nucléaire et du contrôle de Téhéran sur le détroit d’Ormuz. Bien sûr que non, ce serait humiliant pour lui [les Etats-Unis] et signifierait une véritable victoire de la République islamique d’Iran », a-t-il ajouté.
« Alors quoi ? De nouvelles hostilités ? C’est possible, mais il y a une option intermédiaire. Trump ne veut pas et ne peut pas mener une guerre à long terme, et le Congrès ne le soutiendra pas non plus. Il faut donc maintenir un cessez-le-feu fragile et faire semblant que tout va bien », a-t-il estimé.
Medvedev a rappelé que, cependant, « c’est un jeu d’échecs où il n’y a pas deux mais trois joueurs. » Il y a aussi Israël, qui ne joue pas du côté des Etats-Unis. Il n’a pas besoin de cessez-le-feu et n’a pas atteint ses objectifs. Et il peut faire ce qu’il veut : balayer toutes les pièces du tableau, ce qui rend la situation extrêmement incertaine », a-t-il déclaré.
« C’est pourquoi les béliers russophobes européens devront vivre longtemps dans un régime de stricte économie. Parce qu’il n’y aura pas de pétrole bon marché », a-t-il conclu. (Source : RT)
