Le président Daniel Noboa a déclaré qu’il serait heureux d’accueillir des troupes étasuniennes en Equateur pour faire face à la « crise de sécurité » qui existe dans le pays sud-américain.
Cela, en dépit de la volonté populaire exprimée lors du référendum de novembre 2025 contre l’installation des bases militaires étrangères.
« Je serais favorable à une participation encore plus importante de l’administration du président Donald Trump », a déclaré le président équatorien à Bloomberg, ajoutant que le déploiement pourrait avoir lieu cette année.
« Il ne s’agit pas d’une invasion, ce n’est pas l’arrivée d’intrus dans notre pays », a affirmé le président Noboa pour qui la participation des troupes étasuniennes à son programme de lutte contre le narcotrafic ne doit pas être interprétée comme une intervention, mais comme une coopération contre le crime organisé qui a un caractère transnational.
Au niveau politique local, la présence militaire des Etats-Unis se heurte à une forte résistance pour des raisons de souveraineté nationale et à la suite du résultat du référendum de novembre 2025, lorsque la majorité écrasante des Équatoriens a rejeté l’installation de bases militaires étrangères.
Dans ses déclarations à Bloomberg Noboa a signalé qu’il existe des accords de coopération qui permettent la présence temporaire de troupes nord-américaines, « évidemment sous le contrôle de nos forces armées », a-t-il affirmé.
Il a assuré qu’avec l’aide des États-Unis, son gouvernement avait déjà réussi à réduire d’environ 35% le taux d’homicides dans la région proche de la frontière avec la Colombie.
Ces interventions n’ont pas été exemptes de critiques, même le quotidien The New York Times et plusieurs médias locaux ont dénoncé l’Équateur qui, avec le soutien des États-Unis, a bombardé une ferme laitière dans la province de Sucumbíos, à la frontière avec la Colombie, une version rejetée par le gouvernement. (Source : Prensa Latina)
