Lula réitère que le Brésil n’a pas besoin de la tutelle des Etats-Unis pour exercer sa souveraineté

Édité par Reynaldo Henquen
2021-06-08 19:25:01

Pinterest
Telegram
Linkedin
WhatsApp

Brasilia, 9 juin (RHC) L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a exhorté les États-Unis à ne pas s’immiscer dans les affaires d’autres nations et il a affirmé que le Brésil n’a pas besoin de l’autorisation de Washington pour exercer sa souveraineté.

Lula da Silva a déclaré lundi que "l’idée que les Américains soient un phare pour le monde et qu’ils ne permettent à personne d’autre de rivaliser économiquement est erronée. Les Américains doivent savoir que nous ne voulons pas d’un shérif ou d’un tuteur, nous voulons un partenaire. Nous voulons des frères et des sœurs", a-t-il souligné au cours d’une interview accordée à la chaîne russe Russia Today (RT).

Le leader de gauche brésilien a affirmé que, pendant son mandat (2003-2010), il a démontré que le Brésil peut avoir la souveraineté et jouer un rôle international important et qu’il n’a pas besoin des États-Unis pour y parvenir.

"Nous n’avons pas besoin de demander la permission aux Etats-Unis pour être propriétaires de notre propre arrière-cour", a précisé Lula pour ensuite indiquer que le problème est que le Brésil a "une classe dirigeante, une élite servile" qui ne peut rien faire sans l’autorisation de la Maison Blanche.

Il a rappelé qu’en 2002, avant son investiture, il avait été invité à la Maison Blanche par le président américain de l’époque, George W. Bush, qui cherchait un soutien international pour l’invasion planifiée de l’Irak, mais il a refusé de soutenir Washington.

"J’ai dit au président Bush, que je ne connaissais pas Saddam Hussein, que l’Irak était à 12 000 kilomètres de mon pays, que l’Irak n’avait jamais rien fait contre le Brésil et que ma guerre n’était pas contre l’Irak, mais contre la faim dans mon pays", a dit Lula.

En ce qui concerne la pandémie au Brésil, l’ancien dirigeant a qualifié le leadership du président Jair Bolsonaro de désastreux et "presque génocidaire", en tenant compte du fait que le nombre de morts par le COVID-19 approche les 500 000.

Quant à son possible retour à la course électorale en 2022, Lula refuse de confirmer sa candidature aux élections présidentielles de l’année prochaine et il affirme seulement que le contrôle de Bolsonaro diminue à mesure que son soutien public diminue. "Je suis sûr que la démocratie gagnera les élections en 2022", a-t-il prédit.

 

Source HispanTV

 



Commentaires


Laissez un commentaire
Tous les champs sont requis
Votre commentaire ne sera pas publié
captcha challenge
up