Les autochtones du Brésil exigent la reprise du procès des terres indigènes

Édité par Reynaldo Henquen
2022-06-23 17:27:39

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Brasilia, 23 juin, (RHC) Le mouvement indigène de Brésil a organisé aujourd’hui des manifestations présentielles et virtuelles pour exiger de la Cour suprême fédérale la reprise du procès sur une proposition qui affectera l’avenir de la démarcation des terres ancestrales.

Le site web Brasil de Fato assure que les actions auront lieu dans des territoires et les villages et dans les zones urbaines, ainsi que dans les réseaux sociaux.

Depuis l’année dernière la Cour attend la reprise de l’analyse du dit cadre temporaire, défendu par les secteurs de l’agro-affaire, des politiciens et des économistes intéressés par l’exploitation du patrimoine indigène. La mobilisation est organisée par l’Articulation des peuples indigènes du Brésil (AIPB).

Près de 150 indigènes liés à l’APIB sont à Brasilia depuis le début de la semaine et ils participent à des réunions avec des parlementaires, des membres de la Cour suprême et d’autres actions importantes.

Ce jeudi ils participeront à un rassemblement face à la Cours suprême. En plus de la capitale, il y aura des mobilisations à Sao Paulo.

La Cour suprême doit se prononcer sur un procès de restitution de terres, intenté par le gouvernement de Santa Catarina, un État du sud contre le peuple Xokleng, expulsé de ses terres de chasse traditionnelles depuis plus d’un siècle pour laisser de la place à des colons européens.

La pétition concerne les terres autochtones d’Ibirima-Laklano, où vivent les peuples Guarani et Kaingang.

Depuis 2017, l’État invoque la thèse du cadre temporaire pour revendiquer le territoire.

Selon cette interprétation politico-juridique, la possession de la terre n’est garantie qu’à ceux qui peuvent prouver qu’ils habitaient la zone à la date de promulgation de la constitution fédérale, le 5 octobre 1988. Dans la pratique, cela limite la reconnaissance.

En 2019, la Cour suprême a donné au processus le statut de « répercussion générale » ce qui signifie que la décision prise dans cette affaire servira de ligne directrice à la direction fédérale et à toutes les instances de justice en ce qui concerne les procédures de démarcation. 

Un échec au tribunal, serait un recul pour les droits des communautés indigènes. Sa détermination, qui pourrait nécessiter plusieurs audiences, marquera un précédent juridique.

Le président d’extrême droite, Jair Bolsonaro défend ce cadre temporaire, arguant que très peu d’indigènes vivent sur trop de terres, ce qui bloque l’expansion agricole.

Pour le cacique xukuru Ricardo, du nord-est du pays, “le gouvernement de Bolsonaro veut nous anéantir. Si cela dépendait de lui, il n’y aurait plus d’indigènes au Brésil » a-t-il dénoncé.

Source Prensa Latina

OIT : L’Amérique latine doit accroître la productivité du travail

Nations Unies, 23 juin (RHC) L’Organisation internationale du travail (OIT) a appelé à des stratégies effectives pour accroître la productivité du travail, face à ce qu’elle a considéré comme un retard régional persistant dans l’avenir du travail avec une croissance durable.

Cette agence de l’ONU a considéré que dans le cas spécifique de l’Amérique et des Caraïbes, elle confronte des défis structurels dus aux écarts de productivité importants au sein des pays entre les secteurs productifs, des entreprises et des groupes de salariés. 

Pour la directrice régionale par interim de l’OIT, Claudia Coenjaerts, à ces conditions s’ajoutent d’autres fissures externes amplifiées par rapport à d’autres pays plus avancés en pleine accélération de la transition numérique et du changement technologique.

Dans ce sens, elle estime que la région nécessite d’un débat profond et rénové sur les facteurs stimulant la croissance de la productivité, la transition numérique et l’impact de ces processus sur le travail décent, la création d’emplois, les améliorations distributives et le développement d’entreprises durables qui favorisent le changement technologique. 

Claudia Coenjaerts a souligné que la plupart des pays de l’Amérique latine, même avant la crise sanitaire et économique découlant de la pandémie du Covid-19, montraient une stagnation de la productivité du travail.

Cet indicateur a constamment diminué en termes comparatifs par rapport au reste du monde au cours des quatre dernières décennies, a précisé le consultant de l’OIT, Claudio Maggi, qui a souligné l’importance d’identifier et de promouvoir la dynamique entre la productivité, la croissance et le travail.

L’OIT a également analysé d’autres aspects tels que les défis de la transition numérique et l’avènement de nouvelles technologies, la complexe situation actuelle, caractérisée par une forte incertitude internationale face à la pandémie du Covid-19 et le haut niveau du travail informel dans la région.

Source Prensa Latina



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