Des experts cubains déclarent fausse l'affaire des soi-disant attaques soniques

La Havane, 26 oct. (RHC).- Des experts cubains qui enquêtent sur les mystérieuses affections de santé rapportées par des fonctionnaires diplomatiques en poste à La Havane, se sont accordés à dénoncer la fausseté de l'affaire de présumées attaques soniques.

Dans des déclarations exclusives à la chaîne étasunienne NBC News ils ont énergiquement rejeté la possibilité que Cuba ait porté atteinte au personnel diplomatique des États-Unis.

«Je peux vous garantir que c'est complètement faux » a déclaré à NBC News, le colonel Ramiro Ramirez, chef de la sécurité diplomatique au ministère cubain de l'Intérieur.

Certains fonctionnaires des États-Unis croient à la possibilité de l'usage d'un type quelconque d'arme sonique entre l'automne 2016 et le mois d'août dernier, mais des experts de ce pays ne connaissent aucune technologie à même de provoquer les symptômes signalés.

«Cuba n'a jamais produit ce genre d'armes » a de son côté déclaré le lieutenant colonel Jorge Alazo, chef de la division criminelle au ministère cubain de l'Intérieur, à l'envoyée spéciale de NBC News.

Dans son reportage, NBC News reconnaît que le gouvernement cubain a fait le pas extraordinaire d'inviter le FBI à La Havane lorsque les États-Unis ont informé les autorités cubaines de l'incident.

«Cette investigation a impliqué presque 2 mille personnes, y compris des agents de la loi et les meilleurs scientifiques de notre pays » a souligné Ramiro Ramirez.

L'investigation a compris l'examen des chambres des hôtels où vivait le personnel de l'ambassade des États-Unis et du voisinage. 300 voisins ont été interviewés et des dizaines d'examens médicaux ont été pratiqués à d'autres personnes en dehors du cadre diplomatique à la recherche des mêmes symptômes.

«Pas une seule personne n'était malade » a pour sa part déclaré le Dr Manuel Villar qui a ajouté que les États-Unis ont refusé de partager les registres médicaux des fonctionnaires en question et même de permettre aux médecins cubains de parler à leurs collègues étasuniens.

Le Département d'État des États-Unis n'a pas non plus autorisé l'entrée des experts cubains dans les résidences des diplomates étasuniens pour les examiner.

La partie cubaine a analysé des échantillons d'air et de sol. Des experts cubains ont analysé si les insectes pouvaient en être les responsables et ils ont pris en considération toute une gamme de substances chimiques toxiques et la possibilité d'ondes électromagnétiques.

«Il n'est pas d'évidences expliquant pour quoi les diplomates étasuniens commencent à souffrir des troubles de santé. Nous n'avons rien trouvé qui puisse prouver que cette situation existe ou qu'elle a existé une fois» a déclaré le lieutenant colonel Jorge Alazo.

Des enregistrements audio existent des sons bizarres et aigus que quelques-uns des diplomates ont soi-disant écoutés mais un document remis par les experts cubains à NBC News signale que l'enregistrement n'a pas capté de niveaux acoustiques nuisibles à la santé.

Aux États-Unis, Joe Pompei, président de Holosonics, une entreprise de technologie des sons, a déclaré :

«Il n'y a jamais eu aucun type de réponse physiologique reflétant les symptômes rapportés causés par des ondes de son. A moins qu'ils aient des transducteurs dans la baignoire et que les diplomates y plongent leur tête pendant très longtemps. Simplement, ce n'est pas possible.»

Malgré l'investigation à fond réalisée par Cuba, cet épisode a désagrégé les relations avec les États-Unis, deux ans après le rétablissement des liens diplomatiques.

D'après des sources qui ont requis l'anonymat, des fonctionnaires de l'administration Trump n'ont pas montré du doigt Cuba lors d'une séance informative confidentielle au Congrès mais le président a accusé notre pays au moins deux fois.

Le FBI s'est réuni avec les experts cubains cette semaine pour discuter de cette situation. Malgré cette guerre de propos, Cuba espère une plus grande coopération afin de dévoiler le mystère.

«Travaillons ensemble et découvrons ce qui se passe » a déclaré le Dr Villar dans ses déclarations à NBC News.

 

Édité par Francisco Rodríguez Aranega



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