Donald Trump a déclaré mercredi soir, dans une interview accordée au New York Times, que son pouvoir de commandant en chef n’était limité que par sa « propre morale », reléguant au second plan les normes du droit international et autres mécanismes de contrôle qui servent habituellement de contrepoids lorsqu’il ordonne des attaques, des invasions ou des mesures de coercition contre d’autres pays.
Interrogé précisément sur l’existence de restrictions à son autorité pour déployer la force militaire à l’échelle mondiale, le président américain a répondu catégoriquement : « Oui, il y a une chose. Ma propre morale. Ma propre volonté est la seule chose qui puisse m’arrêter. »
« Je n’ai pas besoin du droit international », a-t-il ajouté. « Je ne cherche pas à faire de mal à qui que ce soit. »
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Tout en reconnaissant que son administration se doit de respecter le droit international, il a précisé qu’il déciderait lui-même de l’application de ces restrictions aux États-Unis. « Cela dépend de la définition que l’on donne au droit international », a-t-il affirmé dans une interview accordée au journal.
Laissant la porte ouverte à une interprétation unilatérale des obligations internationales du pays, Trump a également reconnu l’existence de certaines limitations auxquelles il est confronté sur le territoire américain.
Source : RT Español
