Accueil TousInternationalTrump l’a dit : les Cubains « sont très résistants, ce sont de bons soldats »

Trump l’a dit : les Cubains « sont très résistants, ce sont de bons soldats »

par Reynaldo Henquen

Washington, 9 janvier (RHC) – Lors d’une interview accordée à une chaîne de télévision américaine conservatrice, le président Donald Trump a réitéré le discours sur l’hostilité croissante envers Cuba, mais il avait raison sur un point : il a reconnu que les Cubains « sont très résistants, ce sont de bons soldats ».

Il convient de faire la part des choses entre ses propos sur les sombres nuages ​​qui planent sur la nation caribéenne et sa description d’une bataille inégale en pleine nuit, où un groupe d’hommes a maintenu sa mission jusqu’au bout, protégeant le président d’une nation souveraine sous un déluge de missiles et de balles.

Ce n’est pas la première fois que Trump fait allusion à ce qui, bien que non explicitement formulé, pourrait être interprété comme une appréciation du courage du peuple cubain.

Lorsqu’il annonça l’opération Absolute Resolve le 3 janvier au Venezuela – une agression militaire sans déclaration de guerre préalable – au cours de laquelle le président Nicolás Maduro et son épouse, la députée Cilia Flores, furent enlevés, il qualifia les participants de « brillants », tout en admettant qu’ils avaient eu des blessés et un hélicoptère endommagé.

« Il y a eu des combats directs », déclara Trump.

« Et ces combats ont été menés par des hommes qui se battaient en infériorité numérique – Trump affirma que 200 militaires en uniforme étaient déployés sur le terrain. »

Ces hommes furent privés de communications et durent compter uniquement sur leurs réserves. Le président américain, qui considérait l’opération comme un spectacle télévisé depuis sa résidence de Mar-a-Lago, constata que « tout est devenu noir ».

Le 4 janvier, le gouvernement cubain annonça la mort de 32 citoyens cubains lors de l’attaque militaire menée la veille par les États-Unis contre le Venezuela.

Un communiqué officiel souligna que les combattants menaient des missions pour le compte des Forces armées révolutionnaires et du ministère de l’Intérieur, à la demande de leurs homologues sud-américains.

Le communiqué précisait que les Cubains « étaient tombés au combat direct contre les assaillants ou des suites du bombardement des installations », après avoir opposé une « résistance acharnée ».

Lors d’un échange avec des journalistes à bord d’Air Force One, en route pour Washington, Trump a réitéré ses prédictions selon lesquelles Cuba « pourrait bientôt s’effondrer » et, la veille, dans un aveu sans précédent, a révélé les pressions supplémentaires qu’il pourrait exercer, alors que la seule option restante serait de bombarder l’île.

Il a tenu ces propos lors d’un entretien téléphonique avec Hugh Hewitt, au cours duquel l’animateur lui a demandé : « Est-il temps d’accroître la pression là-bas ? » (Cuba). Et comme s’il ne savait plus quoi faire pour renverser un gouvernement qui lui déplaît, Trump a répondu : « Eh bien, je ne pense pas qu’on puisse exercer beaucoup plus de pression sur eux que d’y aller, de les bombarder et de tout faire sauter.»

Nous vivons une époque complexe. Trump a déjà donné une nouvelle interprétation à la doctrine Monroe pour établir la doctrine Trump (Donroe). Il considère l’Amérique latine et les Caraïbes non pas comme son arrière-cour, mais comme sa propriété, un principe qu’il appliquerait à n’importe quelle partie du globe qui l’intéresse (n’oublions pas qu’il convoite le Groenland).

Ce sont là des idées et des stratégies élaborées il y a plus de deux siècles avec la doctrine Monroe, que Trump remet au goût du jour durant ce second mandat.

SOURCE : PRENSA LATINA

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