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Un lien fraternel appelé Patrie

par Reynaldo Henquen

Vous ne les connaissiez pas, vous n’avez jamais échangé un seul mot avec eux, ce n’étaient ni votre famille, ni vos amis, ni vos voisins, mais leur disparition est une douleur lancinante, qui vous transperce le cœur et vous fait pleurer.

Au début, il y a un chiffre qui, bien que douloureux en soi, ne se compare pas à l’instant où l’on voit un visage, un nom, un regard, un être humain. On comprend alors : un lien nous unit à eux, un lien qui n’est pas celui du sang, mais qui est aussi fort qu’un lien du sang, pour une raison indéniable : ils sont Cubains.

Notre douleur n’est peut-être pas comparable à celle de leurs mères, épouses, enfants, petits-enfants, amis les plus chers, mais comme Fidel l’a dit lui aussi un jour de deuil : la douleur se multiplie. Oui, cela arrive lorsque le concept de Patrie est si sacré que, individuellement, nous le comparons à la maison, et ceux qui y trouvent refuge, à la famille.

C’est pourquoi nous les appelons frères, et nous le faisons sincèrement, le cœur ouvert, car c’est ainsi que nous les ressentons, d’autant plus en sachant qu’ils sont tombés en martyrs du devoir. Nous reconnaissons en eux – à travers leur histoire et à la lumière des événements qui leur ont coûté la vie – un héritage de loyauté qui nous remplit de fierté et approfondit notre identité cubaine.

Parallèlement, à la lumière de ces mêmes instants, le visage de l’ennemi s’est révélé, sans masque, sans ambiguïté. Il a une fois de plus exposé au monde, à nous, son ADN fasciste indéniable, sa structure coloniale, son ambition impérialiste et usurpatrice.

Alors, une douleur lancinante vous étreint l’âme, et les héros que vous portez en vous débordent, car vous savez que 32 des vôtres ne sont plus là, qu’ils vous ont été arrachés, victimes de l’orgueil, de la lâcheté et de l’égoïsme qui ont rongé les empires, cet empire, depuis ses origines.

Et vous voudriez serrer dans vos bras leurs mères, leurs épouses, leurs enfants, et leur dire non seulement que vous partagez leur douleur, que vous déplorez leur perte, mais qu’vous aussi avez perdu quelqu’un, que vous le ressentez profondément, et que vous ne pardonnerez jamais à celui qui vous l’a arraché. Qu’il y a des millions d’entre nous qui ne pardonnent pas.

Car ce peuple qui aujourd’hui pleure ses disparus, parce qu’il en a le droit, qui observe aujourd’hui des moments de silence en leur mémoire, qui les accompagne dans leurs adieux, demeure ce même peuple « énergique et viril », qui n’oublie ni ne déshonore ses frères, et qui fera trembler l’injustice chaque fois qu’elle remettra en question ses principes.

Aujourd’hui, toute Cuba sera un jour d’étreinte, un adieu éternel. Une partie de notre peuple a accompli avec honneur sa dernière mission, a courageusement mené son dernier combat. Ajoutant leur exemple à ceux qui nous guident, nous autres resterons debout, conscients que de grands combats nous attendent encore.

Extrait du journal Granma.

 

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