Le Saint-Siège a souligné vendredi l’importance de la décision du gouvernement cubain de libérer 51 prisonniers, dans un esprit de bonne volonté et compte tenu des relations étroites entre les deux pays.
Dans des déclarations à la presse, publiées sur le site Vatican News, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a confirmé que « des discussions récentes ont eu lieu concernant cette libération ».
Dans un communiqué publié la veille, le ministère cubain des Affaires étrangères annonçait la libération de 51 personnes, une décision souveraine de l’État cubain, inscrite dans le cadre de ses relations étroites avec le Vatican.
« Historiquement, le dialogue a été maintenu concernant l’examen des dossiers et les procédures de libération des personnes privées de liberté », précisait le communiqué annonçant la libération, qui s’inscrit également dans le cadre des initiatives menées en amont des célébrations de la Semaine sainte, comme le souligne Vatican News.
Le rapport cite la libération, en janvier 2025, par le gouvernement cubain, de 553 prisonniers condamnés pour diverses infractions, à l’issue d’un processus impliquant le Vatican. Cette décision a été présentée comme un geste de bonne volonté durant l’Année jubilaire catholique.
Cette mesure récente s’inscrit dans un cadre plus large de relations entre le gouvernement cubain et le Vatican, note le rapport, qui souligne que « ces dernières années, le Saint-Siège a fréquemment joué un rôle de médiation, promouvant des initiatives humanitaires et des opportunités de dialogue entre La Havane et la communauté internationale ».
Depuis 2010, 9 905 prisonniers ont été graciés à Cuba et, au cours des trois dernières années, 10 000 autres ont été libérés dans diverses circonstances. Ces décisions souveraines sont une pratique courante, caractéristique de la trajectoire humanitaire de la Révolution cubaine. (Source : Prensa Latina)
