Rome, 19 mars (RHC) – Le président de l’Association nationale d’amitié Italie-Cuba (ANAIC), Marco Papacci, a dénoncé aujourd’hui devant le Parlement italien l’intensification des pressions américaines sur l’île, qu’il a qualifiées de violation des droits humains de sa population.
Lors d’une intervention à la Chambre des députés, M. Papacci a déclaré qu’avec les récentes mesures prises par le président américain Donald Trump, « il semble que nous assistions à l’acte final d’une tragédie qui dure depuis plus de 60 ans », faisant référence au blocus économique imposé par Washington à Cuba.
Le dirigeant national de l’ANAIC a évoqué la récente signature par M. Trump d’un décret visant à bloquer les livraisons de carburant aux États-Unis, ainsi que ses menaces d’agression, qui témoignent d’un « usage aveugle de la violence, au mépris du droit international et contraire à toute éthique et morale humaines ».
De nombreux représentants de partis politiques d’opposition, d’organisations sociales, de syndicats et d’autres groupes ont participé au forum organisé par le Mouvement Cinq Étoiles (M5S), où ont été analysées diverses questions nationales et internationales d’importance majeure.
Lors de son discours, M. Papacci a dénoncé le fait que « Cuba est assiégée dans le but manifeste d’affamer le peuple cubain », une affirmation que « Trump lui-même a déclaré sans ambages, affirmant que le pays « ne pourra pas survivre » aux récentes actions visant à asphyxier son économie ».
Le militant solidaire a précisé que « les pertes résultant du blocus économique, commercial et financier américain s’élèvent à 171 milliards de dollars aux prix actuels » et que « rien qu’entre mars 2024 et février 2025, les dommages ont dépassé 7 milliards de dollars, soit 49 % de plus que sur la même période de l’année précédente ».
« Si des personnages tristement célèbres comme Trump et le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, ne sont pas stoppés dans cette spirale de violence, les conséquences se traduiront par une véritable catastrophe pour des millions de Cubains, et le monde doit décider s’il continue d’accepter l’arrogance comme instrument légitime de politique étrangère », a-t-il déclaré.
Lors de son intervention devant les députés, les responsables politiques et les dirigeants, s’adressant notamment aux représentants sociaux et syndicaux, M. Papacci a souligné que ces agissements dangereux ne concernent pas uniquement Cuba et a appelé les personnes présentes à se joindre à une manifestation nationale contre le blocus américain de l’île, qui se tiendra à Rome le 11 avril.
Cette mobilisation bénéficie déjà du soutien de nombreuses personnalités politiques et sociales italiennes, telles que la présidente de la Fondation Gianni Miná, Loredana Macchietti, l’ancien secrétaire général adjoint de l’ONU, Pino Arlacchi, et les ambassadeurs Elena Basile et Alberto Bradanini.
Parmi les autres signataires de cette initiative figurent les eurodéputées Valentina Ferlán et Carolina Morace, le chercheur Fabrizio Chiodo, l’ancien maire de Naples Luigi De Magistris et le champion olympique de pentathlon Daniele Masala.
La liste des soutiens de cette initiative comprend des universitaires, journalistes, artistes, scientifiques et chefs religieux italiens de renom, qui ont répondu à l’appel avec le slogan « Cuba n’est pas seule ».
SOURCE : PRENSA LATINA
