Santiago, Chili, 21 mars (RHC) – L’ambassadeur de Cuba au Chili, Oscar Cornelio Oliva, a évoqué les dommages causés par le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à son pays, affirmant que la Révolution ne compromettra ni sa souveraineté ni son indépendance.
Le diplomate a participé hier soir à une discussion sur les conséquences juridiques et humanitaires du blocus imposé par Washington il y a près de 65 ans, blocus qui s’est intensifié après la décision du président Donald Trump de sanctionner les pays exportateurs de pétrole vers l’île.
« Aucun carburant n’entre dans le pays depuis trois mois », a-t-il déclaré, soulignant que cette situation a des répercussions sur tous les secteurs, notamment l’énergie, les transports et l’activité économique.
Il a toutefois précisé que cela ne signifie pas que Cuba s’effondre, car les écoles, les hôpitaux et les autres institutions continuent de fonctionner, même si c’est avec beaucoup de difficultés.
Par ailleurs, en 2025, 43 parcs photovoltaïques ont été construits, représentant une capacité totale de 1 000 mégawatts par jour, et un investissement en cours cette année permettra d’y ajouter une quantité similaire.
M. Oliva a exprimé sa gratitude pour l’aide apportée à La Havane par 21 représentants chiliens, dont quatre parlementaires, participant au convoi « Notre Amérique ».
Ils ont apporté des valises contenant près d’une tonne de médicaments, de lait en poudre, de fournitures scolaires et d’autres produits destinés aux hôpitaux et aux écoles.
L’ambassadeur a rappelé la pertinence toujours actuelle des paroles de Fidel Castro : « Les révolutions ne font pas de concessions, car elles disparaîtraient de l’histoire ; leur seule voie est la résistance. Il n’y a pas d’autre alternative.»
L’événement a été organisé par les collectifs « Todas las Manos » (Toutes les mains) et « 2 de Diciembre » (2 décembre), ainsi que par le Centre culturel du quartier de La Florida.
David Peralta, président de Todas las Manos, a souligné le droit des peuples à choisir leur forme de gouvernement et à s’organiser librement, sans ingérence extérieure.
M. Peralta a également condamné l’agression militaire américaine contre le Venezuela et l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores.
Il a par ailleurs dénoncé le décret signé par Trump annonçant des sanctions tarifaires contre les pays fournisseurs de pétrole à Cuba.
« Il ne s’agit pas d’un incident isolé, mais d’une nouvelle escalade d’une politique d’agression menée depuis plus de soixante ans, avec l’objectif explicite de paralyser l’économie et la vie sociale du pays et de punir collectivement un peuple pour avoir mené une révolution souveraine », a-t-il déclaré.
Dans un message adressé à l’assemblée, Daniel Jadue, homme politique et ancien maire de Recoleta, a mis en avant les progrès de Cuba en matière de santé, d’éducation et de participation citoyenne, et a affirmé que le peuple cubain est un exemple de dignité pour les Amériques et le monde entier, et qu’il ne se soumet à personne.
La discussion a réuni Claudio De Negri, chef des relations internationales du Parti communiste chilien ; Carlos Margotta, avocat spécialisé dans les droits de l’homme ; Elizabeth Molina, du Réseau des intellectuels pour la défense de l’humanité ; des représentants des autorités locales ; des membres du corps diplomatique ; et des amis de l’île.
SOURCE : PRENSA LATINA
