Par José Emilio Oliveros Seisdedos
Hommage à Martí pour le 131e anniversaire de sa mort au combat.
L’indépendance et la pensée anti-impérialiste de José Martí demeurent vivantes au sein du peuple cubain face aux menaces impérialistes et dans la défense de la souveraineté nationale.
Ces idéaux ont été mis à l’honneur lors de l’hommage rendu au Héros national à Dos Ríos, à l’occasion du 131e anniversaire de sa mort au combat. Cet hommage s’est déroulé au cimetière du patrimoine de Santa Ifigenia, à Santiago de Cuba, et a été marqué par une cérémonie militaire et un événement politico-culturel.
Des gerbes de fleurs, au nom du général Raúl Castro Ruz, figure emblématique de la Révolution cubaine, de Miguel Díaz-Canel, premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, et du peuple cubain, ont été déposées au mausolée où repose la dépouille de l’Apôtre de l’Indépendance. La cérémonie s’est déroulée au son de quelques airs interprétés par la fanfare de l’armée de l’Est.
Ce moment solennel a été rehaussé par le dépôt de roses blanches dans le parterre de la crypte par Beatriz Johnson Urrutia, membre du Comité central du Parti communiste de Cuba et du Conseil d’État, et première secrétaire de l’organisation politique de la province de Santiago de Cuba ; le gouverneur Manuel Falcón Hernández ; le général de brigade Luis Prieto Lazo, chef de la région militaire de Santiago de Cuba ; et d’autres responsables d’organisations de jeunesse, ouvrières, de masse et sociales, ainsi que des vétérans de la Révolution, originaires de la région de Santiago de Cuba.
L’hommage a débuté par la relève de la garde au Front patriotique du cimetière de la ville de l’Est. Des membres de l’unité chargée de la protection de ce site sacré ont participé à la cérémonie aux côtés de cadets de l’École interarmes des Forces armées révolutionnaires (FAR), du major-général José Maceo Grajales, décoré de l’Ordre d’Antonio Maceo, et d’élèves de l’École militaire Camilo Cienfuegos de Santiago de Cuba.
Parallèlement, le Dr Ricardo Hodelín Tablada, professeur à l’Université des sciences médicales de Santiago de Cuba et membre de l’Union nationale des historiens de Cuba, évoquant la pensée de Martí à l’heure où l’administration américaine menace Cuba, a déclaré : « L’heure est à la réflexion et à l’action unie, et nous devons marcher ensemble, tels des plantes enracinées dans les Andes.»
En cette année du centenaire de la naissance du Commandant en chef Fidel Castro Ruz, le plus grand disciple de José Martí, ce neurochirurgien et historien de renom déclara : « Voici les reconnaissants, ceux qui se sont engagés dans la Révolution, qui ont hissé les bannières de la Patrie ou de la Mort, et qui continueront, tels les Mambises, à marcher inlassablement au combat, et tels les explorateurs de la Granma, avec Fidel à la barre, à naviguer sur les eaux bleues de la mer des Caraïbes. »
À la fin de son discours, il s’exclama : « En avant, Cubains, marchant ensemble pour obtenir toute la justice de Martí et de Fidel, qui nous regardent toujours avec fierté ! »
Le point d’orgue culturel fut la prestation du Quatuor vocal Adalias, qui interpréta « Verso Amigo », sur des paroles de José Martí et une musique du chanteur-compositeur Eduardo Sosa, et celle de Marcos Antonio Mora Díaz, du Projet Príncipe Enano, qui récita un poème en hommage à Martí.
Suite à l’hommage posthume, une rencontre a eu lieu avec les élèves des centres de formation militaire de Santiago de Cuba. Ces derniers ont exprimé leur engagement à perpétuer l’héritage de l’Homme de l’Âge d’or dans la défense de la patrie et dans leur formation de futurs officiers des Forces armées révolutionnaires (FAR).
Le 19 mai, dans les autres municipalités de la province de Santiago de Cuba, l’auteur de « L’Âge d’or » a été honoré dans des lieux liés à sa vie : le cimetière de Remanganagua, où il fut inhumé après sa mort au combat à Dos Ríos ; le carrefour Martí et l’ancienne caserne San Luis ; et le parc Martí à Palma Soriano, où sa dépouille fut exposée lors de son transfert par train vers la vieille ville.
Un hommage à Martí à l’occasion du 131e anniversaire de sa mort au combat. Photo : José Emilio Oliveros Seisdedos
Pendant ce temps, Rogelio Salieti, chroniqueur historique, a parcouru à pied la distance entre l’ancienne gare de Santiago de Cuba et le cimetière Santa Ifigenia, dernière étape du trajet funéraire de Martí, qui eut lieu le 26 mai 1895.
Les associations fraternelles de la ville de l’est rendront hommage au héros de l’Indépendance en déposant une offrande florale devant le buste érigé par les francs-maçons dans les années 1940 sur la Plaza de Marte, en plein centre-ville.
