Camagüey, Cuba, 25 mai (RHC) – La construction de l’identité cubaine est au cœur de la clôture des Journées des Afro-descendants dans cette province. Ce forum culturel est dédié à la mémoire, à la résilience et à la créativité des racines africaines de l’île.
L’événement, organisé en parallèle de la Journée de l’Afrique, a réuni des activités académiques, artistiques et communautaires axées sur l’héritage historique des populations africaines et afro-descendantes dans la formation de l’identité nationale, notamment dans cette région qui relie le centre et l’est du pays.
Ces journées ont commémoré le 140e anniversaire de l’abolition de l’esclavage à Cuba, le centenaire de la naissance de Fidel Castro, figure historique de la Révolution cubaine, la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine et la Journée de l’Afrique, formant ainsi un programme multidisciplinaire.
Ces activités ont été organisées par le Comité provincial de la Route des personnes réduites en esclavage, le Centre provincial du patrimoine culturel, la Chaire honorifique José Antonio Aponte de l’Institut supérieur d’art (antenne de Camagüey), la Maison Madiba et l’Association culturelle yoruba de Cuba (antenne de Camagüey).
Dans le cadre du programme, l’ouvrage numérique *Black People in the Colonial Cities of the Americas: Subversion, Rebellion, and Resilience*, compilé par la chercheuse Zuleika Romay, a été présenté. Ce livre analyse les dynamiques de résistance des populations afro-descendantes face aux structures coloniales.
Ce texte contribue à l’étude de la diaspora africaine en analysant les processus de domination, de subversion et de survie dans les contextes urbains coloniaux du continent.
Lors de la séance de clôture, le chercheur Dielsier Peler a souligné l’importance de poursuivre le débat sur l’héritage africain au-delà des dates commémoratives, mettant en lumière sa présence toujours vivante dans l’identité culturelle de Camagüey.
« L’héritage africain est primordial dans cette ville, où persiste encore la perception d’une forte influence espagnole, même si la population afro-cubaine représente environ 25 % », a déclaré le spécialiste.
Il a ajouté que ces événements s’inscrivent dans un processus continu de travail culturel et académique, coordonné entre les institutions, et ne se limitent pas au 25 mai, Journée de l’Afrique.
Le programme se conclut aujourd’hui à la Maison de la Diversité par des activités académiques, des offrandes florales et des expressions culturelles, réaffirmant l’engagement en faveur de la préservation du patrimoine afro-cubain.
SOURCE : PRENSA LATINA
