La présidente a averti que les gouvernements de transition sont la cible d’attaques qui les obligent à rester proches du peuple.
La présidente Claudia Sheinbaum s’exprimait lors de sa conférence de presse matinale, au cours de laquelle elle a dénoncé l’offensive médiatique et politique menée contre son gouvernement. Photo : EFE.
La présidente Claudia Sheinbaum a affirmé que la droite mexicaine orchestre une campagne coordonnée avec la droite internationale – notamment en Argentine, en Espagne et aux États-Unis – « pour attaquer le gouvernement et le peuple mexicains depuis ces territoires », dans le contexte de la présentation du rapport gouvernemental prévue dimanche prochain.
Lors de sa conférence de presse, la présidente a souligné que cette offensive se manifeste sur les réseaux sociaux et dans la presse, en utilisant des concepts tels que la patrie, la famille et la liberté qui, selon son analyse, « n’ont aucun fondement dans l’histoire nationale ».
Sheinbaum a précisé que le rapport qu’elle présentera ne vise pas seulement à célébrer le deuxième anniversaire de son mandat, « mais aussi à affirmer : nous devons rester proches du peuple et actifs, et rendre compte de cette offensive dont nous sommes victimes ».
La présidente a averti que les gouvernements de la transition sont la cible d’attaques qui les obligent à rester « proches du peuple, mobilisés, défendant la souveraineté, l’indépendance, la liberté et la démocratie », cette dernière étant comprise « comme la représentation du peuple, et non comme la démocratie des élites ».
Elle a également déclaré que certains secteurs aux États-Unis militent pour l’instauration d’un « gouvernement fantoche » au Mexique, semblable à celui de Porfirio Díaz, où seule la politique étrangère serait dictée. Elle a néanmoins réaffirmé la volonté de son gouvernement de collaborer avec les États-Unis dans le respect de la souveraineté nationale.
Sheinbaum a souligné qu’« au Mexique, c’est le peuple qui décide ; il n’y a pas d’électeurs étrangers », et a exprimé son inquiétude face aux tentatives d’instrumentaliser le pays pour se présenter aux élections américaines de novembre ou pour interférer dans les élections nationales de 2027.
Concernant TV Azteca, la présidente a rejeté l’idée que ses déclarations sur le fait de ne pas regarder cette chaîne en raison de la diffusion de mensonges constituent de la censure, les qualifiant de « simple opinion ». Elle a assuré qu’il n’y aurait ni retrait de sa licence de diffusion ni restriction de la programmation imposée par le ministère de l’Intérieur, tout en reconnaissant que la chaîne « se livre à des activités politiques ». En réponse, son gouvernement exercera son droit de réponse lors de la conférence de presse quotidienne du matin.
Concernant l’homme d’affaires Ricardo Salinas Pliego, Sheinbaum a réaffirmé que son mécontentement était lié à la demande de paiement de 32 milliards de pesos pour fraude fiscale accumulée sous les administrations de Felipe Calderón et d’Enrique Peña Nieto.
Selon le Service d’administration fiscale, elle a déjà versé 13,949 milliards de pesos et versera le solde mensuellement jusqu’à mi-2027. La maire a rappelé que le réseau de télévision avait été vendu à Salinas Pliego grâce à un prêt de Raúl Salinas, frère de l’ancien président Carlos Salinas.
« Depuis quelque temps, cette chaîne de télévision mène une offensive contre le gouvernement mexicain, propageant de nombreux mensonges », a déclaré Sheinbaum, qui a également établi un lien entre les organisations internationales et la droite mexicaine, soulignant que le secteur conservateur a toujours fait appel à l’interventionnisme étranger. Elle a affirmé, en revanche, que son mouvement s’appuie sur « l’héritage des grandes civilisations préhispaniques et la glorieuse histoire du Mexique, de l’Indépendance à nos jours ».
La maire a critiqué le discours sur l’incertitude qui règne dans le pays, déclarant : « Cela n’a aucun rapport avec la réalité : quel problème d’incertitude le Mexique a-t-il ? Aucun. » Elle a insisté sur le fait que son gouvernement entretient une relation étroite avec le peuple, se démarquant ainsi des administrations liées aux élites.
Les sondages d’opinion soutiennent son administration : selon un sondage réalisé en mai par QM Estudios de Opinión et Heraldo Media Group, 70 % des Mexicains approuvent l’action de Claudia Sheinbaum, tandis que seulement 23 % sont en désaccord et 5 % restent neutres.
Auteur : teleSUR – odr – JML
Source : La Journada.
