Sous le titre « Cuba, une étreinte de Majorque », José Forteza-Rey, président de la fondation du même nom, a publié dans le journal de sa ville, aux Baléares, une dénonciation cinglante des conséquences humaines de la politique agressive des États-Unis à l’encontre de Cuba.
Son analyse comprend un appel aux blocs régionaux et aux pays membres à ne pas rester indifférents face à un acte aussi cruel que le boycott pétrolier de Cuba, compte tenu du préjudice évident qu’il cause à tous les secteurs, en particulier ceux qui fournissent des services essentiels à la population, comme la santé.
Rappelons-nous que « la politique est l’art de rendre possible le nécessaire ».
Forteza-Rey est un grand ami de Cuba qui, depuis la fin des années 1980, a soutenu l’île dans ses luttes de diverses manières, notamment par la formation professionnelle et par des dons de médicaments et de fournitures aux centres de santé et d’éducation pendant la Période spéciale et après l’intensification des mesures prises par l’administration Trump contre Cuba.
Il fait partie de ces personnes intègres qui, dans le monde entier, sans affiliation politique, et même à un âge vénérable de 80 ans, acceptent la passivité face à l’injustice.
Opinion | Tribune

De Majorque : Un ami de Cuba
Cuba : Un câlin de Majorque
Je ne m’attarderai pas sur la tristesse de voir Cuba dans cette situation, ni sur la honte d’observer les agissements de votre voisin, l’absurde et fanatique Donald Trump, pour qui les êtres humains, en tant que tels, ne comptent pas s’ils ne sont pas des siens. Ils sont indifférents à leurs souffrances et, dans certains cas, comme à Cuba, leurs politiques tendent à exacerber le mécontentement de cette population, car ils croient qu’avec cette attitude, ils peuvent obtenir des avantages politiques et économiques de Cuba à court ou moyen terme.
Mais j’ai aussi quelque peu honte de constater la position lâche et silencieuse de l’Union européenne, y compris de l’Espagne, qui détourne le regard face à ces actes manifestes de coercition des États-Unis contre Cuba, lesquels ne feront qu’aggraver les conditions de vie déjà difficiles des citoyens cubains.
Ne réalisons-nous pas qu’en tolérant tacitement des actions comme l’embargo pétrolier contre Cuba, nous contribuons aux souffrances du peuple cubain, en le privant de services essentiels tels que les soins hospitaliers et autres services publics ?
Je sais que c’est un classique. Ces stratégies de coercition et cette volonté de domination de la part de ceux qui ont accédé au pouvoir se manifestent malheureusement depuis les débuts de l’humanité. Parfois, nous pensons que ces problèmes sont derrière nous, jusqu’à ce que nous soyons confrontés à de nouveaux épisodes comme celui que traverse actuellement Cuba. C’est alors que ceux d’entre nous qui se considèrent libres et démocrates doivent élever la voix pour défendre le peuple cubain.
Je soupçonne que de nombreux gouvernements européens, dont l’Espagne, craignent, à juste titre, les représailles politiques et économiques (droits de douane, etc.) que Donald Trump imposera à ceux qui aident Cuba.
Je vous rappelle une phrase qui peut paraître anodine, mais qui ne l’est pas : « La politique est l’art de rendre possible le nécessaire.»
J’espère sincèrement que vous, le peuple cubain, retrouverez une vie digne et que nous pourrons y contribuer.
