En 2016, l’administration Trump a intensifié les mesures coercitives contre Cuba, transformant le blocus en un véritable carcan.
Si les deux décrets présidentiels signés cette année par le Républicain ont effectivement bénéficié d’une importante couverture médiatique, leurs mesures restrictives ont également un effet dévastateur sur les habitants de la plus grande des Antilles.
L’embargo énergétique, dont l’existence est niée par le secrétaire d’État américain Marco Rubio, a eu un impact particulièrement important, paralysant quasiment le pays.
Un seul pétrolier est arrivé dans l’archipel caribéen en cinq mois et demi, un don de la Russie – un geste apprécié par les Cubains, bien que son effet ait rapidement diminué.
Dans ces conditions, il est très difficile pour les Cubains d’accéder aux biens et services essentiels, malgré un plan gouvernemental qui priorise les allocations minimales de carburant aux secteurs critiques et aux populations vulnérables.
Des coupures d’électricité de plus de 30 heures, des restrictions d’approvisionnement en eau, des pénuries de carburant pour les véhicules et la cuisine, ainsi que des injonctions faites aux entreprises étrangères de cesser toute relation commerciale avec un conglomérat particulier figurent parmi les problèmes les plus urgents.
Sont également pointées du doigt les restrictions imposées aux hauts responsables et aux organisations de masse, les fausses accusations portées contre le dirigeant historique Raúl Castro, les pressions exercées sur les entreprises étrangères pour qu’elles se retirent du marché cubain et la suspension des cartes de débit en devises étrangères.
Plusieurs compagnies aériennes ont cessé leurs activités dans ce pays des Caraïbes, les difficultés à effectuer des transactions financières extérieures se sont accrues et l’emprise de Washington sur le pays est palpable, visant à isoler la nation.
Face aux déclarations régulières de Trump et d’autres responsables sur ce qu’ils présentent comme des efforts pour « prendre le contrôle de Cuba », les analystes pointent du doigt l’objectif de créer un mécontentement social susceptible de provoquer un changement de régime.
Tandis que la Maison Blanche continue d’insister, sans preuve, sur la prétendue menace que Cuba représenterait pour la sécurité des États-Unis, l’ONU a pris acte de la situation.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exhorté avec force les États-Unis à lever les sanctions qui, selon lui, ont plongé le peuple cubain dans d’extrêmes souffrances.
Pour M. Türk, la situation à Cuba est catastrophique, ce qui contraste fortement avec l’affirmation de Marco Rubio selon laquelle son gouvernement n’est en rien responsable.
