La Douma d’État (chambre basse du Parlement russe) a adopté mercredi une résolution appelant l’ONU et les assemblées législatives du monde entier à dénoncer l’intensification de la politique d’agression américaine envers Cuba.
Ce document, adopté aujourd’hui par la Douma en séance plénière, constate une forte augmentation des tensions autour de Cuba, conséquence de pressions sans précédent exercées par les États-Unis, pressions injustifiées et contraires au droit international.
Le maintien de l’embargo économique, commercial et financier contre Cuba, aggravé par le blocus énergétique qui exacerbe les difficultés du peuple cubain, constitue une ingérence flagrante dans les affaires intérieures d’une nation souveraine et un exemple de restrictions illégitimes qui contreviennent aux principes de la Charte des Nations Unies, indique le texte.
Les parlementaires russes jugent particulièrement alarmant le déploiement ostentatoire d’un groupe aéronaval américain dans les Caraïbes. Cette mesure inappropriée vise à imposer des conditions inacceptables au gouvernement cubain par le biais d’un chantage économique et militaire, à préparer un changement de pouvoir à Cuba et, à terme, à établir un contrôle total sur le pays.
La Douma, Chambre basse du Parlement russe, réaffirme son soutien au peuple et au gouvernement cubains dans leur lutte désintéressée pour l’indépendance et le droit de choisir leur propre voie de développement. Elle réitère également son engagement à renforcer le partenariat stratégique entre Moscou et La Havane, l’assistance mutuelle et la coopération dans divers domaines.
La Douma exige que Washington cesse immédiatement ses pressions politiques et économiques sur Cuba et ses pratiques néocoloniales de menaces et de chantage.
Elle appelle par ailleurs l’ONU, les assemblées législatives du monde entier et les organisations parlementaires internationales à condamner la politique américaine actuelle à l’égard de Cuba et à exhorter Washington à lever immédiatement l’embargo commercial, économique, financier et énergétique imposé à l’île.
Les tensions entre Washington et La Havane se sont exacerbées en début d’année, suite à l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela.
Le 29 janvier, le président américain Donald Trump a signé un décret autorisant l’imposition de droits de douane sur les importations en provenance des pays fournisseurs de pétrole à Cuba et a décrété l’état d’urgence en raison d’une prétendue menace à la sécurité nationale émanant de l’île.
Cette mesure a aggravé les pénuries de carburant à Cuba, affectant la production d’électricité, les transports, la production alimentaire, la santé et l’éducation.
Le gouvernement cubain affirme que Washington instrumentalise le blocus énergétique pour asphyxier son économie et rendre les conditions de vie insupportables à sa population. (Source : Prensa Latina)
