Accueil TousSolidarité avec CubaLa ville italienne d’Urbino témoigne sa solidarité envers Cuba

La ville italienne d’Urbino témoigne sa solidarité envers Cuba

par Reynaldo Henquen

Rome, 12 septembre (RHC) – « Cuba à l’heure du siège » : tel était le titre de la rencontre organisée aujourd’hui dans la ville italienne d’Urbino, en signe de solidarité avec l’île des Caraïbes et pour dénoncer le blocus américain imposé depuis plus de six décennies.

Lors de cet événement organisé par le groupe « Sinistra per Urbino » (Gauche pour Urbino), le premier secrétaire de l’ambassade de Cuba en Italie, Carlos Javier Gutiérrez, a dénoncé le fait qu’entre le 1er mars 2025 et le 28 février 2026, les préjudices causés par le blocus des États-Unis contre Cuba se sont élevés à 8 083,3 millions de dollars (à prix courants).

Il a précisé que le coût historique cumulé de ce blocus multidimensionnel américain a atteint 178 700 millions de dollars à prix courants ; un chiffre qui, ajusté en fonction de l’évolution du cours de l’or, équivaut à 3 890 milliards de dollars, selon le rapport présenté récemment par le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez.

Toutefois, le diplomate cubain a souligné qu’au-delà de ces chiffres, le rapport met l’accent sur un aspect plus difficile à quantifier : la détérioration concrète de la vie quotidienne de la population cubaine, notamment dans le domaine de la santé.

Au cours des échanges, le président de l’Association nationale d’amitié Italie-Cuba (ANAIC), Marco Papacci, a évoqué l’impact du durcissement du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis sur la population de l’île.

Il a également dénoncé la manipulation de l’information concernant Cuba dans les médias internationaux, qui se sont fait l’écho de la campagne médiatique orchestrée depuis Washington visant à diaboliser le gouvernement de La Havane en le présentant comme un « État failli ».

M. Papacci a invité à consulter les données relatives à Cuba provenant de l’Organisation mondiale de la santé et des universités, lesquelles mettent en lumière sa campagne d’alphabétisation de 1961, son système éducatif gratuit et ses faibles taux de mortalité infantile — des taux qui ont toutefois augmenté ces derniers temps, précisément en raison des sanctions américaines. Il a également évoqué l’espérance de vie sur l’île, proche de 80 ans et comparable à celle des pays développés, ainsi que l’excellent Programme national de vaccination et l’« Opération Miracle », grâce à laquelle plus de quatre millions de personnes originaires de divers pays ont été soignées de la cataracte.

Il a rappelé le soutien apporté par Cuba à la libération de l’Angola et de la Namibie ainsi qu’à la fin de l’apartheid en Afrique du Sud ; il a évoqué l’aide apportée par les médecins cubains à l’Italie durant la pandémie de Covid-19 et a souligné qu’aujourd’hui encore, un groupe de professionnels de santé dispense des soins dans la région de Calabre.

Lors de cet événement a été projeté le documentaire « Cuba en tiempos del asedio » (Cuba au temps du siège), réalisé par les Italiens Manuele Bonaccorsi et Chiara D’Ambros pour l’émission *Report* de la chaîne de télévision RAI 3.

La vidéo reflète la dure réalité que traverse la nation antillaise ainsi que les dommages causés ces derniers mois par le blocus énergétique imposé par Washington, qui empêche l’approvisionnement du pays en carburant.

M. Bonaccorsi a évoqué l’extraterritorialité des sanctions américaines, qui affectent le monde entier. Il a rappelé que « quiconque dans le monde commerce avec Cuba finit par faire l’objet de sanctions américaines ».

Le journaliste a expliqué que ce mécanisme constitue l’un des éléments fondamentaux du régime de sanctions imposé à Cuba et a détaillé d’autres mesures incluses dans la loi Helms-Burton.

Il a souligné qu’ainsi, « les États-Unis s’arrogent le droit de décider avec qui nous, Italiens, pouvons commercer. En d’autres termes, en imposant l’embargo à Cuba, les États-Unis limitent notre souveraineté ».

Le réalisateur a appelé l’Europe, et l’Italie elle-même, à s’opposer à la politique nord-américaine envers Cuba, y voyant un moyen de défendre également leur propre souveraineté face à la « superpuissance américaine ».

SOURCE PRENSA LATINA

 

Laisser un Commentaire

* Les commentaires sont modérés. Radio Habana Cuba n'est pas responsable des opinions exprimées ici.


Aller au contenu principal