Le ministre bolivien de l’Intérieur, Marco Antonio Oviedo, a annoncé mercredi qu’en coopération avec les États-Unis, ce pays gère la présence de deux brigades militaires d’élite pour combattre le crime organisé.
Oviedo a indiqué que l’une des unités spécialisées va opérer dans le département de Santa Cruz (est) et l’autre à Beni (nord-est), où, selon lui, il existe des niveaux élevés de crimes liés au trafic de drogue et au terrorisme.
Le pouvoir exécutif a affirmé que le narcoterrorisme avait pris de l’ampleur en Bolivie, entre autres facteurs, en raison de la protection que lui garantissait le Parquet.
Il a ainsi tenté de justifier les accusations portées contre l’ancien procureur de la République, Roger Mariaca, arrêté fin septembre.
Ce dernier s’est dit victime de la persécution politique du gouvernement car il menait l’enquête sur Fernando Cerimedo, conseiller argentin du président Rodrigo Paz, aujourd’hui en détention provisoire pour tentative de féminicide, enrichissement illicite et association avec des narcotrafiquants.
Des médias ont indiqué que « l’adhésion de la Bolivie au Bouclier des Amériques, promu par le président des Etats-Unis, Donald Trump, sous prétexte de combattre le narcotrafic et le crime organisé, rapproche ce pays andin à la stratégie de sécurité des États-Unis en Amérique latine ». (Source: Prensa Latina)
