Javier Milei a essuyé un nouveau revers devant la justice argentine.
La Chambre du contentieux administratif fédéral a ordonné au gouvernement d’appliquer « immédiatement » la loi de financement universitaire, approuvée par le Congrès en 2025.
La résolution a été émise après trois semaines de grève nationale universitaire qui a touché la plupart des centres argentins de l’éducation supérieure, en demandant une redistribution des salaires pour les travailleurs enseignants et non enseignants.
Le jugement ordonne, avec effet immédiat, que l’État national garantisse l’application de la loi, en suspendant toute omission ou manquement qui affecte son exécution. À cet égard, l’obligation de l’Exécutif d’assurer les ressources budgétaires prévues pour le fonctionnement du système universitaire public est réaffirmée.
De même, la résolution établit la nécessité de préserver le financement adéquat des universités nationales, en évitant la création de dommages irréparables tant que se pose la question de fond. La décision a une portée sur l’ensemble du système, en reconnaissant le caractère collectif du droit concerné.
Emiliano Yacobitti, vice-recteur de l’université de Buenos Aires (UBA), a déclaré : « Avec deux décisions de mesures conservatoires donnant raison aux universités, le gouvernement doit se conformer à la loi en vigueur depuis octobre dernier. Même si elles entendent former un recours devant la Cour suprême pour retarder l’exécution, la Cour dit qu’elle n’émet pas de décisions provisoires parce que celles-ci ne relèvent pas de sa compétence car il ne s’agit pas de jugements définitifs ».
Pour sa part, Pablo Perazzi, secrétaire général du syndicat des enseignants de l’UBA (FEDUBA), a déclaré : « Cette décision est claire : le gouvernement ne peut pas enfreindre une loi en vigueur. La Justice vous ordonne de garantir le financement universitaire et de mettre fin à une politique d’ajustement qui met en péril le fonctionnement de nos universités ».
Source : TeleSur
