Bruno Rodríguez Parrilla, ministre cubain des Affaires étrangères, a réaffirmé aujourd’hui que l’intensification du blocus économique, commercial et financier américain, ainsi que l’embargo énergétique imposé en début d’année par cette administration, sont à l’origine de la situation difficile que traverse l’île.
Dans son allocution, le ministre a affirmé que ceux qui blâment le gouvernement cubain sont les mêmes qui tentent de dissimuler et de manipuler ces conséquences néfastes.
« Il suffit de constater l’amélioration de la situation du réseau électrique national grâce à l’arrivée d’un pétrolier russe, fruit de la solidarité de ce pays et de nos efforts », a souligné M. Rodríguez Parrilla, avant de conclure : « Alors, ce blocus est-il réel ou non ? »
Selon le ministère de l’Énergie et des Mines (Minem), depuis le 8 décembre, date à laquelle un navire transportant une cargaison partielle de fioul est entré à Cuba, le pays a pratiquement cessé d’être approvisionné jusqu’à l’arrivée d’un navire russe le 31 mars.
À partir du 29 janvier, les possibilités d’approvisionnement ont été encore plus restreintes en raison du décret du président Donald Trump, qui imposait des sanctions aux compagnies maritimes et aux producteurs de pétrole et intensifiait la pression sur les pays tiers capables de fournir du carburant à Cuba.
Vicente de la O, ministre de l’Énergie et des Mines (Minem), a qualifié de « brutal » l’impact de ce blocus énergétique sur la vie nationale et le fonctionnement du réseau électrique.
Il a illustré son propos en indiquant que, conséquence directe de cette situation, plusieurs centrales électriques dépendantes du fioul importé, telles que les centrales de Mariel et de Moa et la barge de La Havane, ont dû cesser complètement leur activité.
Source : Agence de presse cubaine
