Cuba vivait l’aube du XXIe siècle en menant l’un de ses combats les plus justes et les plus vibrants : le retour d’un enfant enlevé en Floride du Sud. Le commandant en chef Fidel Castro Ruz, à l’avant-garde, a une fois de plus uni la nation ; et chaque Cubain se sentait un peu comme un père, un frère, un grand-père ou un oncle pour le jeune Elián González.
Le 1er mai 2000, à La Havane, sur la Plaza de Todos, devant une foule immense, Fidel Castro – au début de son discours magistral prononcé à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, en plein cœur d’une croisade pour la vie – a esquissé le concept de Révolution, une définition qui synthétise la pensée révolutionnaire cubaine :
« La Révolution, c’est la conscience d’un moment historique ; c’est changer tout ce qui doit l’être ; c’est l’égalité et la liberté pleines et entières ; c’est être traité et traiter les autres comme des êtres humains ; c’est s’émanciper par soi-même et par ses propres efforts ; c’est défier les puissantes forces dominantes, à l’intérieur comme à l’extérieur de la sphère sociale et nationale ; c’est défendre les valeurs auxquelles on croit, quel qu’en soit le prix ; c’est la modestie, l’abnégation, l’altruisme, la solidarité et l’héroïsme ; c’est lutter avec audace, intelligence et réalisme ; c’est ne jamais mentir ni violer les principes éthiques ; c’est la conviction profonde qu’aucune force au monde n’est capable d’anéantir le pouvoir de la vérité et des idées. La Révolution, c’est l’unité, c’est l’indépendance, c’est lutter pour nos rêves de justice pour Cuba. » Et pour le monde, fondement de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationalisme.
Et parce que « nous avons accompli une Révolution qui nous dépasse », comme l’a dit Fidel, et avec cette définition extraordinaire prononcée le 1er mai, il y a 26 ans, leur leader a placé les Cubains face au défi de se rendre dignes, jour après jour, de cette œuvre plus grande.
Qu’est-ce que la Révolution cubaine ? Quels principes ne peut-elle jamais abandonner ? Les réponses à ces questions résident dans le concept donné par Fidel Castro, qui l’a décrite dans toutes ses dimensions, dans toute sa grandeur historique et morale.
Marxiste-léniniste convaincu et profondément influencé par Martí, Fidel a développé et légué un concept systémique, d’une grande valeur dans chacune de ses déclarations, qui doit toujours être interprété et appliqué de manière holistique, car l’axe central de cette définition fideliste est celui d’une éthique inébranlable.
Révolution : un concept qui définit l’avenir de Cuba. Photos : Estudios Revolución
Ce puissant concept synthétise plus de deux Des siècles de luttes contre le colonialisme espagnol, d’abord, puis contre le néocolonialisme des États-Unis. Cette conception ouvre la voie à la poursuite de la Révolution et résume, en son essence, l’histoire passée, présente et surtout future de la nation cubaine.
Empreint de transparence, d’honnêteté et de loyauté, le texte que nous a légué Fidel ne doit pas être récité machinalement comme un dogme, mais appliqué dans les combats quotidiens.
Vingt-six ans après que le Commandant en chef Fidel Castro Ruz a défini – pour toujours – le concept de Révolution, en cette année du centenaire de sa naissance, les défis sont plus grands que jamais et la nation se doit de préserver chacun des principes énoncés par son leader historique.
Durant les jours de deuil qui ont suivi sa disparition en 2016, des millions de Cubains ont signé le Serment de défendre fidèlement le concept de Révolution proclamé par Fidel le 1er mai 2000. La signature de cet engagement n’était pas une simple formalité, mais un acte conscient de la volonté de la nation. Un peuple déterminé à préserver le caractère irrévocable du projet socialiste, face à toute menace, à toute adversité.
Révolution : Un concept qui définit l’avenir de Cuba
En cette année 2026 si particulière, la « Signature pour la Patrie » réaffirme la décision souveraine de protéger et de défendre notre terre sacrée, terre de tant de héros et de martyrs, ceux qui sont tombés dans la lutte et ceux qui se relèvent chaque jour, aux quatre coins de Cuba, pour surmonter les obstacles et continuer d’avancer pour le pays de tous.
Le concept de Révolution, tel qu’articulé par Fidel – à jamais gravé dans la mémoire et le cœur de son peuple – est également inscrit en lettres d’or sur un mur de béton du cimetière Santa Ifigenia de Santiago de Cuba, de part et d’autre de la pierre tombale qui renferme ses cendres.
