Le président cubain Miguel Díaz-Canel a réaffirmé ce lundi que les États-Unis maintiennent une stratégie de pression maximale contre l’île dans le but de provoquer une explosion sociale.
Selon un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’État a affirmé que Washington tente de créer une situation extrêmement complexe dans le pays afin de disposer d’un prétexte à une éventuelle intervention armée.
Lors d’un entretien avec le journaliste espagnol Andrés Gil, du média en ligne elDiario.es, au Palais de la Révolution, le président a dénoncé l’intensification du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis.
Il a souligné que ces mesures ont un impact direct sur le quotidien de la population cubaine.
Il a également soutenu que les sanctions récemment adoptées par Washington visent à asphyxier économiquement et énergétiquement le pays, déjà marqué par des pénuries de carburant, des coupures d’électricité et des difficultés financières.
Díaz-Canel a estimé que la politique mise en œuvre sous l’administration Trump visait à susciter le mécontentement interne et la déstabilisation sociale dans le cadre d’une stratégie de changement politique à Cuba.
Il a également déclaré que Washington envisageait divers scénarios, notamment l’incitation aux troubles sociaux, l’imposition de conditions pour contrôler des secteurs de l’économie cubaine, voire une agression directe contre la nation caribéenne.
Cependant, il a réaffirmé l’attachement de Cuba à un dialogue respectueux et à des relations civilisées entre les deux pays, tout en soulignant que la nation caribéenne était prête à défendre sa souveraineté contre toute menace.
Un autre sujet abordé a été l’impact des sanctions américaines extraterritoriales sur les entreprises étrangères ayant des intérêts à Cuba.
Il a également évoqué le départ des chaînes hôtelières espagnoles du marché cubain et déclaré que l’Union européenne et l’Espagne devaient protéger leurs entreprises et leurs citoyens contre les mesures unilatérales imposées par des pays tiers.
Il a par ailleurs critiqué l’application des lois extraterritoriales et défendu le droit des nations d’établir des relations économiques et commerciales sans pression extérieure.
Lors de cet échange, il a souligné les efforts déployés par le gouvernement cubain pour faire face à la situation économique complexe grâce à des programmes de relance productive, des investissements dans les énergies renouvelables et le renforcement des secteurs stratégiques.
Il a également insisté sur l’importance de la coopération internationale et des liens avec les pays amis pour surmonter les difficultés engendrées par le blocus.
De même, il a reconnu les défis auxquels la société cubaine est confrontée et la nécessité de poursuivre l’amélioration des politiques visant à optimiser les conditions de vie de la population.
Enfin, il a réaffirmé que la résilience du peuple cubain a été un facteur déterminant face à plus de six décennies d’hostilité de la part des États-Unis et a exprimé sa confiance dans la capacité de l’île à aller de l’avant malgré l’adversité.
Il a également réaffirmé l’engagement du gouvernement à défendre l’indépendance nationale, la justice sociale et le projet révolutionnaire.
L’entretien s’est déroulé dans un contexte de tensions entre La Havane et Washington, marquées par de nouvelles sanctions contre les dirigeants et les institutions cubaines et par le durcissement des restrictions économiques imposées par le gouvernement américain à Cuba.
