Luanda, 13 juin (RHC) – La Ligue angolaise de l’amitié, de la solidarité et de la paix (LASP) a condamné les récentes agressions américaines contre Cuba et a exigé le respect de ce pays, selon un communiqué obtenu aujourd’hui par Prensa Latina.
La LASP a également rejeté les mesures américaines prises contre l’Institut cubain de l’amitié avec les peuples (ICAP), une institution qu’elle considère comme un bastion important de la solidarité internationale.
Le communiqué indique que l’organisation angolaise se joint à ceux qui « répudient avec véhémence le complot américain contre Cuba, et à ceux qui condamnent le blocus et les sanctions fondés sur l’argument ignoble selon lequel cette nation caribéenne serait un État terroriste ».
À cet égard, elle affirme que c’est l’île qui a été victime du chaos, du terrorisme et de la barbarie américaine au fil des ans.
Le communiqué critique la classification de l’ICAP comme menace terroriste ou comme ayant des implications négatives, étant donné qu’il s’agit d’une institution avec laquelle le LAASP entretient des relations étroites et indéfectibles d’amitié, de solidarité et de paix.
« Le LAASP exige le respect de Cuba, de la dignité essentielle du peuple cubain et de l’ICAP, institution que nous considérons comme un patrimoine immatériel de solidarité commune pour toute l’humanité », conclut le communiqué.
Le 1er mai, le président américain Donald Trump a signé un décret imposant des sanctions aux responsables de la répression à Cuba et des menaces à la sécurité nationale et à la politique étrangère des États-Unis.
En vertu de ce document, le 4 juin, l’ICAP a été désignée parmi les entités cubaines sanctionnées, sous prétexte d’« être une subdivision politique, une agence ou un organe du gouvernement cubain (…) qui soutient les activités de renseignement et de contre-espionnage cubaines ».
Selon le décret, toute personne interagissant avec les individus ou institutions désignés sur l’île s’expose à des sanctions américaines.
Cela marque une escalade de la guerre économique déjà menée contre ce pays caribéen, qui subit un blocus économique, commercial et financier depuis plus de 60 ans, auquel s’ajoutent plus de 240 mesures coercitives unilatérales et un embargo pétrolier imposé sur ses exportations depuis le 29 janvier.
SOURCE : PRENSA LATINA
