L’annonce par le président colombien Abelardo de la Espriella de mesures d’immigration plus strictes suscite l’inquiétude parmi les personnes en situation irrégulière.
Lors d’une réunion du Conseil de sécurité à Barranquilla, le président a déclaré avoir ordonné au Département de l’immigration de mener des opérations coordonnées avec la police pour appréhender les immigrants sans papiers.
« Premièrement, ceux qui commettent des crimes ; deuxièmement, ceux qui n’en commettent pas, ceux dont le statut n’est pas régularisé, devront être expulsés dans un délai raisonnable. Il s’agit d’un ordre présidentiel qui doit être appliqué dès cette semaine », a-t-il affirmé.
De la Espriella s’est montré catégorique sur ce point.
« C’est une position que j’ai défendue pendant ma campagne et que je maintiendrai depuis la présidence de la République. Non seulement les étrangers qui commettent des actes illégaux et des crimes, mais aussi ceux qui ont enfreint la loi, seront visés. Je n’accepterai aucune immigration clandestine », a-t-il réaffirmé.
Il a déclaré qu’il n’accepterait pas les immigrants illégaux, d’où qu’ils viennent, accusés de « méfaits ».
« En Colombie, ils partent et nous les expulsons. C’est une décision politique, et j’en assume l’entière responsabilité, et c’est aussi une décision administrative. J’en assume l’entière responsabilité », a affirmé le président.
Cette annonce, que certains analystes considèrent comme une copie conforme de la politique mise en œuvre par le président américain Donald Trump, risque de semer la panique au sein de la communauté vénézuélienne résidant irrégulièrement en Colombie.
Selon les chiffres de l’immigration, environ 481 000 ressortissants de la République bolivarienne sont toujours sans papiers en Colombie.
Lors de cette annonce, le chef de l’État a également exprimé ses principes nationalistes.
« Les Colombiens d’abord, les Colombiens ensuite et les Colombiens en dernier. Que ce soit clair ! », s’est-il exclamé.
