Par María Josefina Arce et María Candela Hechavarría Carmenate
Les droits humains des peuples autochtones sont encore davantage bafoués en Argentine depuis l’arrivée au pouvoir du président ultralibéral Javier Milei en décembre 2023.
L’administration actuelle a adopté des mesures défavorables aux communautés autochtones, comme l’ont dénoncé récemment des représentants de ces groupes ethniques lors d’une conférence de presse internationale virtuelle.
Il convient de rappeler qu’après son entrée en fonction, le nouveau gouvernement a annoncé la dissolution de l’Institut national des affaires autochtones, l’abrogation du Registre national des communautés autochtones et le changement de nom de la Salle des peuples autochtones au sein du Palais du gouvernement.
La position du gouvernement Milei est apparue clairement lorsqu’en novembre 2024, l’Argentine a été le seul pays à voter contre une résolution de l’ONU relative à la protection et à la promotion des droits des peuples autochtones.
Parmi les mesures mises en œuvre par les autorités figure la levée de l’état d’urgence territorial, qui suspendait les expulsions de ces communautés de leurs territoires ancestraux jusqu’à la réalisation d’études sur les terres traditionnellement occupées.
Cette mesure a rendu les groupes autochtones encore plus vulnérables et a accéléré leurs déplacements.
Aujourd’hui, le risque d’être dépossédés de leurs terres est encore plus grand en raison du projet de loi sur l’inviolabilité de la propriété privée, approuvé par le Sénat en août dernier.
Cette loi, promue par le gouvernement, facilite l’expulsion des communautés autochtones des territoires que la Constitution argentine garantit comme terres ancestrales.
Les experts estiment que ce projet de loi facilite les poursuites judiciaires, réduisant ainsi les recours légaux dont disposent ceux qui défendent leurs territoires.
En réalité, sous la présidence de Milei, les perspectives sont loin d’être encourageantes pour les peuples autochtones, qui ont historiquement été victimes de discrimination et privés de leurs droits.
