Accueil TousNationalUn nouvel appel est lancé depuis l’Italie pour mettre fin au blocus des États-Unis contre Cuba

Un nouvel appel est lancé depuis l’Italie pour mettre fin au blocus des États-Unis contre Cuba

L’économiste et activiste politique italien Luciano Vasapollo affirme qu’aujourd’hui, face à l’agression et au durcissement du blocus américain contre Cuba, l’idéologie politique, éthique et morale du commandant Ernesto Che Guevara garde toute son actualité.

Dans des déclarations exclusives à Prensa Latina à Rome, le dirigeant du Réseau des Communistes a reconnu la période difficile que traverse l’humanité avec une extrême droite qui progresse tant en Europe qu’en Amérique latine.

Vasapollo a cité en exemple les résultats obtenus par Flávio Bolsonaro, au premier tour des élections au Brésil, face au candidat des forces progressistes, le président Luiz Inácio Lula da Silva.

Il a exprimé que, dans un tel contexte, il est nécessaire de défendre la pensée politique, économique, scientifique et militaire du Che, afin de transmettre aux jeunes une autre perspective, non seulement révolutionnaire, mais aussi de démocratie socialiste.

L’universitaire italien a souligné que, 59 ans après son assassinat en Bolivie et face à l’agressivité de Washington envers l’île caribéenne, l’exemple du Che est indispensable.

Il ne s’agit pas seulement du blocus, qui existe depuis 65 ans, a-t-il souligné ; contre Cuba, ce que nous voyons est « une guerre économique, financière, commerciale, c’est un génocide. Le génocide n’est pas seulement contre les frères palestiniens, il y a un génocide silencieux contre Cuba ».

Vasapollo a averti que, selon les normes du droit international établies par les Nations Unies, lorsqu’un pays tente de détruire complètement un peuple, il commet un génocide, et c’est ce que les États-Unis tentent de faire avec Cuba.

L’intellectuel italien a estimé que, face à cette guerre, les idées de grands révolutionnaires comme José Martí, Fidel Castro et Ernesto Che Guevara sont plus que jamais nécessaires.

Il a fait remarquer que la « bataille d’idées », à laquelle appelait le leader de la Révolution cubaine, est aujourd’hui plus « importante que jamais pour défendre l’autodétermination et la souveraineté de Cuba, qui n’est pas un pays terroriste, c’est un pays de paix ».

Concernant l’impact de l’encerclement américain sur la nation antillaise, Vasapollo a indiqué que lorsque les approvisionnements en énergie, en nourriture, en médicaments et en dispositifs sanitaires sont entravés, l’objectif est d’anéantir les conditions matérielles de vie de millions de personnes.

Le professeur universitaire italien a expliqué que la dénonciation cubaine du blocus parle explicitement d’un « châtiment collectif » et d’un « génocide silencieux qui coûte des vies ».

Ce sont des mots d’une gravité extrême, a-t-il dit, qui devraient amener la communauté internationale à réfléchir sur la légitimité d’une politique qui prétend provoquer un changement politique par la souffrance économique et sociale de tout un peuple.

« Cuba n’est pas une menace. Le blocus est une menace pour la possibilité qu’un peuple vive, commerce et se développe librement », a-t-il souligné.

Le dirigeant communiste a déclaré que, face à l’augmentation des mesures coercitives unilatérales des États-Unis, la solidarité matérielle et politique envers Cuba est vitale.

« La solidarité politique signifie démontrer que Cuba n’est pas seule, signifie démontrer que tandis que Cuba se défend, elle défend aussi la souveraineté et l’autodétermination des peuples. Et la solidarité a un sens plus grand : démontrer qu’un autre monde est possible, un autre monde nécessaire », a-t-il commenté. (Source: Prensa Latina)

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