Après l’avoir nié lundi, l’administration Milei a admis ce mercredi qu’il a apporté son aide à la fuite de Flavio Bolsonaro du Brésil alors que la justice lui avait interdit de quitter le pays.
Santiago Caputo, proche conseiller du président Javier Milei et responsable de la supervision du Secrétariat d’État aux renseignements, a voyagé à Puerto Iguazú où l’ancien candidat brésilien a été reçu en secret et de là Flavio Bolsonaro et sa famille se sont rendus à Guayaquil, en Equateur, avant de poursuivre le voyage vers Miami où il est arrivé avec sa famille sous la protection du président Donald Trump.
Lorsque certains médias ont rapporté lundi que Bolsonaro se trouvait à Puerto Iguazu, la Casa Rosada a démenti ces informations, tout en aidant le sénateur brésilien d’extrême droite qui avait perdu les élections à s’enfuir.
Après le suffrage, la justice brésilienne lui a ordonné de rendre ses passeports et de ne pas quitter le pays. Bolsonaro fait face à cinq chefs d’accusation, dont l’enrichissement illicite, le blanchiment d’argent et le favoritisme politique. C’est pourquoi il a décidé de fuir et de demander l’asile politique à Trump.
Après avoir annoncé mardi qu’il n’avait pas de registre officiel de l’entrée de Bolsonaro dans le pays, la Direction nationale des migrations a déclaré mercredi que le Brésilien était effectivement entré en Argentine « avec une documentation compétente et sans aucun obstacle légal ».
Le directeur de la communication numérique de Milei a reconnu le soutien apporté par le gouvernement à l’opération du passage de Bolsonaro avec toute sa famille à travers la frontière, même dans un véhicule portant une plaque diplomatique argentine, ont rapporté plusieurs sources. (Source: Prensa Latina)
